Grève à Sudbury: Falconbridge pourrait faire appel au gouvernement ontarien

Toronto — La direction de Falconbridge envisage de demander au gouvernement ontarien d'intervenir pour qu'il favorise un règlement à la grève déclenchée dimanche par les 1050 employés que compte le producteur de nickel à ses installations de Sudbury.

«Nous aimerions que le gouvernement provincial s'implique, même si ce ne fut pas le cas jusqu'ici. À un certain moment, ce pourrait être utile», a déclaré hier le chef de la direction de Falconbridge, Aaron Regent, à l'occasion d'une conférence téléphonique avec des analystes.

Les employés syndiqués de Falconbridge affiliés aux Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) ont déclenché la grève tôt dans la journée de dimanche, après l'expiration de leur contrat de travail d'une durée de trois ans. Les installations de Falconbridge à Sudbury comprennent quatre mines souterraines, une usine de traitement et une fonderie.

Les activités des mines et de l'usine de traitement ont été interrompues, mais Falconbridge continuera d'exploiter la fonderie, bien qu'à un rythme réduit. Selon M. Regent, la fonderie pourrait fonctionner jusqu'à la mi-mars à environ 40 ou 50 % de sa capacité.

L'un des principaux enjeux de ce conflit concerne la sous-traitance confiée à des travailleurs non syndiqués. Quant aux salaires, M. Regent a qualifié de «généreuse» la dernière offre de l'entreprise, ajoutant qu'elle était comparable à ce que le concurrent Inco a récemment accordé à ses employés.

M. Regent a précisé que la grève survenait à un mauvais moment pour Falconbridge, qui ne peut ainsi profiter de la vigueur des prix du nickel — actuellement à plus de 7 $US la livre.

La dernière grève des employés de Falconbridge à Sudbury, il y a trois ans, avait duré près de sept mois.