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Le Québec reste le champion de l’insolvabilité

Au Québec, on observe «moins de faillites, mais plus de problèmes financiers», d'après Éric Lebel, conseiller en redressement financier chez Raymond Chabot Grant Thornton.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Au Québec, on observe «moins de faillites, mais plus de problèmes financiers», d'après Éric Lebel, conseiller en redressement financier chez Raymond Chabot Grant Thornton.

Le Québec est demeuré, en 2015, champion de l’insolvabilité au Canada. Selon le nombre de dossiers comptabilisés par le Bureau du surintendant des faillites du Canada, le Québec abritait près de 37 % des dossiers d’insolvabilité l’an dernier, contre 33 % pour l’Ontario.

Dans les statistiques publiées lundi, on dénombrait 125 716 dossiers d’insolvabilité au Canada au 31 décembre 2015, en hausse de 2,8 % sur un an, les consommateurs comptant pour 97 % des dossiers. Les provinces pétrolières retiennent le premier rang au chapitre de la progression des cas avec un bond de 18,1 % en Alberta, de 17,4 % à Terre-Neuve-et-Labrador, de 12,4 % en Saskatchewan, ces poussées concernant essentiellement les consommateurs alors qu’un recul est observé dans le segment des entreprises.

En chiffres absolus cependant, le Québec abritait le plus grand nombre de cas d’insolvabilité avec 45 942 dossiers à la fin de 2015, en hausse de 4,7 % sur un an. Ce poids compte pour 36,5 % des dossiers comptabilisés à l’échelle canadienne. Du total, on pouvait mesurer 26 223 faillites, en hausse de 0,3 %, et 19 719 propositions concordataires, en progression de 11,1 %.

En détail, 43 705 dossiers concernaient les consommateurs, en hausse de 5,2 %, et 2237 les entreprises, en baisse de 4,3 %. « Le Québec compte, en 2015, plus de dossiers d’insolvabilité de particuliers que l’Ontario, alors que la population totale du Québec (8,26 millions) est inférieure à celle de l’Ontario (13,79 millions). Il s’agit de la province où le ratio de dossiers d’insolvabilité, par rapport à la population, est le plus élevé. C’est une situation inquiétante », a déploré Éric Lebel, associé-syndic et conseiller en redressement financier chez Raymond Chabot Grant Thornton.

En Ontario, le nombre total de dossiers se chiffrait à 41 076 au 31 décembre 2015, en recul de 2,7 % sur un an. Il était en repli de 2,9 % chez les consommateurs (à 39 935), en augmentation de 4,7 % chez les entreprises (à 1141). Dans cette province, le nombre de propositions dépassait celui des faillites.

À plus long terme, « depuis les cinq dernières années, le nombre de dossiers [déposés par les consommateurs québécois] a augmenté de 22,2 %, pour passer de 35 768 à 43 705 », a fait ressortir Éric Lebel. Autre phénomène, « le nombre de faillites a chuté de 4,3 % pour cette même période, tandis que les propositions de consommateurs, elles, ont bondi de 89 % ». Donc, « moins de faillites mais plus de problèmes financiers », ajoute le spécialiste du cabinet d’experts-comptables.

1 commentaire
  • Raymond Chalifoux - Inscrit 2 mars 2016 08 h 10

    Les pères d'ici...

    ... devraient donc prendre exemple auprès de notre bon père à tous, notre Premier Couillard.

    Et surtout, si sa conjointe est "femme au foyer" - c'est-à-dire qu'elle est sans revenus lui étant propres… et se mettre lui-même à couper dans Tous les frais affairant aux plus démunis et aux plus faibles et vulnérables de la maison, soit elle et les enfants. Bref pour « tous ceux qui ne rapportent pas », dorénavant, plus de jouets, d’équipements de sport, de livres, de dessert, de bonbons, de vêtements neufs, de vacances, de sorties, de maquillage, de gym, de restaurants, de boissons alcoolisées, de vitamines et les médicaments juste en cas de danger de mort.

    En « moins de deux ans », tous ces « bons pères de famille » se retrouveraient presto avec un appréciable « surplus budgétaire »!