Achat de Rona par Lowe’s: la Coop fédérée suit le dossier de près

Depuis l’acquisition de la totalité du Groupe BMR, il y a un peu plus d’un an, la coopérative exploite quelque 350 centres de rénovation et quincailleries au Québec.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Depuis l’acquisition de la totalité du Groupe BMR, il y a un peu plus d’un an, la coopérative exploite quelque 350 centres de rénovation et quincailleries au Québec.

La Coop fédérée estime être en bonne position pour attirer des marchands indépendants de Rona si certains d’entre eux décident de ne pas poursuivre leur relation d’affaires avec Lowe’s.

La coopérative derrière les quincailleries Unimat ainsi que le Groupe BMR ne cache pas qu’elle suit attentivement ce qui se passe du côté des 261 magasins de proximité — dont 151 se trouvent au Québec — de Rona. « Nous sommes dans une phase où l’on se courtise et se regarde », a expliqué jeudi son chef de la direction, Gaétan Desroches, au cours d’un entretien téléphonique.

D’après lui, l’achat de Rona par Lowe’s pour 3,2 milliards pourrait stimuler la croissance de la Coop fédérée, qui a des ambitions au Québec ainsi que dans l’est du pays dans le secteur du commerce de détail. Depuis l’acquisition de la totalité du Groupe BMR, il y a un peu plus d’un an, la coopérative exploite quelque 350 centres de rénovation et quincailleries au Québec qui génèrent des revenus annuels estimés à 1,4 milliard. « Il ne faut pas sous-estimer Lowe’s, a-t-il dit. Mais il y a une fenêtre pour un quincaillier comme nous capable de livrer partout au Québec. Il faudra bien jouer nos cartes. » Le chef de la direction de la Coop fédérée est bien au fait que d’autres quincailliers, comme Home Hardware, font également de l’oeil aux marchands indépendants de Rona, mais il estime que la coopérative québécoise est mieux placée pour répondre à leurs besoins.

La Coop fédérée a également profité de sa 94e assemblée générale pour dévoiler des ventes de 6 milliards pour son exercice terminé le 31 octobre, en hausse de 11,5 % par rapport à 2014. M. Desroches a en partie attribué ce résultat à la performance de sa division viandes, dans laquelle se trouve sa filiale Olymel — qui a enregistré le meilleur résultat de ses 25 ans d’histoire. « Les investissements des dernières années ont aidé, tout comme le dollar américain », a analysé le chef de la direction de la Coop fédérée. Son excédent avant ristournes a progressé de 29,7 %, à 95,7 millions. Au total, 35 millions ont été distribués en ristournes, soit 40 % de plus qu’en 2014.