La croissance mondiale devrait atteindre 4,5 % en 2004

Washington — La prévision de croissance mondiale en 2004 sera revue en hausse d'«un demi-point de pourcentage environ», à 4,5 %, lors de la réunion du G7 à Boca Raton, a déclaré hier le sous-secrétaire américain au Trésor chargé des affaires internationales, John Taylor.

Le taux de croissance mondial en 2003 devrait également être revu légèrement en hausse à environ 3,5 %, a ajouté M. Taylor lors d'un point de presse présentant la réunion du G7, qui se tiendra les 6 et 7 février.

À l'automne, les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), qui servent de référence, faisaient état d'une progression respectivement de 4,1 % du produit intérieur brut mondial (PIB) en 2004 et de 3,2 % en 2003.

M. Taylor a refusé de faire quelque commentaire que ce soit sur les discussions concernant les taux de change, alors que les Européens s'inquiètent de la forte baisse du dollar ces derniers mois face à l'euro et que la banque du Japon intervient régulièrement pour empêcher un trop grand raffermissement du yen. «J'ai participé à de nombreux G7 et je n'en ai pas vu un où l'on n'ait pas discuté de nombreux marchés: actions, obligations, devises», a lancé M. Taylor.

Il s'est également référé aux derniers commentaires du secrétaire au Trésor, John Snow sur le sujet. «Notre message est toujours le même. Nous soutenons un dollar fort», avait assuré M. Snow vendredi.

Le déficit

Interrogé sur l'énorme déficit des comptes courants américains, M. Taylor a jugé que des mesures annoncées par le président George W. Bush allaient améliorer le taux d'épargne des Américains. «Une croissance plus forte en dehors [des États-Unis] et plus d'épargne aux États-Unis vont amener une réduction du déficit des comptes courants», a-t-il affirmé.

John Taylor a également indiqué que l'agenda pour la croissance — un appel à des réformes structurelles lancé lors du G7 de Dubaï en septembre et entériné par tous les membres du groupe — serait au coeur des discussions le week-end prochain.

Il s'est réjoui des réformes déjà annoncées par exemple en Allemagne ou en France, qu'il estime «être un grand progrès par rapport à la situation précédente», mais a ajouté: «Nous voudrions tous voir toutes ces choses qui favorisent la croissance aller plus vite».