Les biens importés font grimper l’inflation au Canada

Le prix des aliments était en hausse de 4 % le mois dernier.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le prix des aliments était en hausse de 4 % le mois dernier.

Les conséquences de la chute persistante du dollar canadien commencent à faire grimper l’inflation, avec les prix croissants pour les biens importés tels les fruits et les légumes frais occupant les premières marches.

Statistique Canada a indiqué, vendredi, que l’inflation annuelle au pays avait atteint 2 % le mois dernier, son plus haut sommet depuis novembre 2014. L’inflation d’une année à l’autre en janvier était en hausse, comparativement à 1,6 % en décembre.

Le plus récent rapport de l’agence sur les prix à la consommation montre que l’inflation a grimpé dans toutes les provinces le mois dernier dans un contexte d’un faible taux de change contribuant à des coûts plus élevés pour les biens importés. Les impacts du profond déclin des prix du pétrole ont joué un grand rôle dans le recul du huard.

Parmi les provinces, c’est au Québec que les prix à la consommation ont augmenté le moins, soit de 1,6 % d’une année à l’autre en janvier.

Le mois dernier, les prix dans l’ensemble des aliments étaient en hausse de 4 % comparativement à janvier 2015, les prix des légumes frais ayant été en progression de 18,2 % et ceux des fruits de 12,9 %. « Très forte [inflation] — un relevé beaucoup plus marqué que ce à quoi nous nous attendions », a commenté l’économiste de Desjardins, Jimmy Jean. Les prix d’une année à l’autre ont crû dans chaque catégorie de l’indice, à l’exception des vêtements et des chaussures, qui ont connu un déclin de 0,3 % par rapport à janvier 2015.

L’inflation générale en janvier a atteint la cible de 2 % de laBanque du Canada. La banque centrale surveille de très près le niveau d’inflation dans la prise de décisions sur les taux d’intérêt. Sa prochaine réunion sur la politique monétaire est prévue au début du mois prochain.

Les prix de sept des huit composantes principales ont augmenté d’une année à l’autre en janvier, les indices des prix des aliments et des transports ayant contribué le plus à l’augmentation de l’IPC, a précisé l’agence fédérale.

Les ventes au détail reculent

Les ventes au détail ont décliné de 2,2 % à l’échelle canadienne, et de 2,1 % au Québec, en décembre, par rapport au mois précédent, a indiqué vendredi Statistique Canada. Après avoir crû de 1,7 % en novembre, les ventes au détail au pays ont baissé de 2,2 % en décembre pour s’établir à 43,2 milliards. Les baisses ont été généralisées, des ventes plus faibles ayant été notées dans 10 des 11 sous-secteurs, lesquels représentent 97 % du commerce de détail. Exprimées en volume, les ventes au détail ont diminué de 2,3 %. Les ventes au détail ont connu une baisse de 2,1 % au Québec, ce qui a plus que contrebalancé la hausse enregistrée en novembre, des ventes plus faibles ayant été déclarées par les concessionnaires d’automobiles neuves. L’Ontario (-2,3 %) a déclaré le recul le plus marqué en dollars — de 373 millions — lequel a annulé la hausse de 2,2 % enregistrée en novembre.

Photo: Olivier Zuida Le Devoir