2015, l’année du dollar et des revenus fixes

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Dans l’univers des fonds d’investissement, 2015 aura été l’année des titres à revenu fixe et de la chute du dollar. Autrement, les rendements ont été plutôt chétifs.

Selon les résultats au 31 décembre 2015 combinant les enquêtes d’Aon Hewitt et de Morningstar, un fonds diversifié a affiché un rendement médian de 5,4 % l’an dernier. Par grande catégorie, un fonds d’actions canadiennes a comptabilisé un rendement médian négatif de 5,3 %, à peine compensé par un rendement positif de 3,3 % dans les obligations canadiennes, de 3,8 % dans les hypothèques, de 5,9 % dans l’immobilier. Les résultats publiés mardi indiquent que l’indice S P/TSX plafonné a chuté de 8,3 % l’an dernier.

Les seuls autres moments de réjouissance sont venus de la chute du dollar canadien face au billet vert. Les fonds d’actions américaines ont produit un rendement médian de 19,8 % en 2015 lorsque converti en dollars canadiens, avec une poussée de l’indice baromètre S P 500 de 21,6 % en dollars canadiens. Un fonds d’actions internationales a également offert un rendement médian de 19,6 % en devises canadiennes, de 21,4 % pour les fonds immobiliers mondiaux.

En décembre dernier, les résultats préliminaires de l’univers de Morneau Shepell, qui abrite 367 fonds communs gérés par 52 sociétés de gestion de placements, indiquaient qu’un fonds commun diversifié type a inscrit un rendement médian de 4,8 % (avant frais de gestion) pour l’ensemble de l’année. Cette performance permettait à la moyenne des gestionnaires de battre leur indice de référence de 100 points de base sur 12 mois.

La firme de services-conseils souligne que « les marchés boursiers ont connu une année très difficile, particulièrement les actions canadiennes et les actions des pays émergents. Cependant, la performance du dollar américain a permis aux caisses de retraite de réduire les pertes qu’elles ont subies sur les marchés boursiers […] Pour un investisseur canadien qui détenait des titres américains en 2015, les gains liés aux taux de change ont été de 19,6 % », avait souligné Jean Bergeron, associé et responsable du Groupe de services-conseils en gestion d’actif et des risques de Morneau Shepell.

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