Mercer va de l’avant avec sa Bourse d’achat de rentes

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Mercer va de l’avant avec sa Bourse d’achat de rentes. Le cabinet de services-conseils a lancé officiellement sa plateforme lundi, proposant un trait d’union entre les assureurs et les promoteurs de régimes de retraite à prestations déterminées désireux d’endiguer leur risque de longévité.

The Globe and Mail en avait parlé mardi. Puis Le Devoir, samedi. Proposée au Royaume-Uni et aux États-Unis, la solution est désormais offerte au Canada. « Mercer lance sa Bourse d’achat de rentes, un marché en ligne qui entend révolutionner le marché des rentes globales pour les régimes de retraite à prestations déterminées au Canada. Première en son genre, la Bourse d’achat de rentes Mercer […] regroupe les promoteurs de régimes soucieux de réduire les risques, et les assureurs de rentes collectives », a souligné le cabinet.

La plateforme se propose d’assurer un suivi et d’augmenter la transparence, la compétitivité et la vitesse d’exécution. Et s’offre en appui aux transferts, aux assureurs, des passifs associés aux régimes de retraite. « Nous croyons que les obligations liées aux régimes de retraite des entreprises canadiennes se chiffrent à 1400 milliards de dollars. Bon nombre de ces entreprises aimeraient transférer le risque, mais manquent de renseignements clairs sur le coût réel d’un achat ou d’un rachat et craignent les fluctuations des taux du marché », a souligné Jean-Philippe Provost, responsable du domaine Retraite de Mercer au Canada, dans un communiqué.

Pour son collègue Jacques Goulet, président, Retraite, Santé et avantages sociaux à l’échelle mondiale, « cette nouvelle plateforme technologique est la seule solution à offrir un suivi simultané et en temps réel du prix des rentes au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni. Celle-ci aidera les clients à comprendre l’établissement de la valeur marchande et, élément non négligeable, à établir le meilleur moment pour conclure une transaction ».

Selon les estimations de Mercer, sur les obligations de 1400 milliards des régimes de retraite, une portion de 20 milliards, soit moins de 1,5 %, est protégée par une rente transférant le risque aux assureurs. Quant au marché potentiel, le Globe citait un analyste de BMO Nesbitt Burns chiffrant à 600 milliards au Canada la valeur des portefeuilles pouvant ainsi être couverte, ce qui nécessiterait des assureurs 60 milliards en capitaux supplémentaires afin de respecter les exigences en matière de réserves. Or, toujours selon l’analyste cité, ils ne disposeraient présentement que de 10 % de cette somme en capital excédentaire, ce qui ralentit d’autant l’expansion de ce marché.