Les mesures d’austérité gagnent Oman

Mascate — Oman va augmenter les prix du carburant, des services publics et l’impôt sur les sociétés, des mesures d’austérité visant à faire face à la chute des cours du pétrole, a rapporté mercredi l’agence officielle ONA.

Le sultanat d’Oman, qu n’est pas membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), emboîte ainsi le pas à d’autres monarchies du Golfe confrontées à la baisse des cours de l’or noir, qui a provoqué dans ces pays d’importants déficits budgétaires. « Le Conseil des ministres a adopté une série de mesures pour affronter les conséquences de la chute des cours du pétrole et assurer une durabilité fiscale », a indiqué un communiqué ministériel cité par ONA. « Ces mesures comprennent la réduction des dépenses gouvernementales et le renforcement des recettes non liées au pétrole grâce à l’augmentation des impôts sur les bénéfices des sociétés et des taxes sur certains services publics ainsi que l’ajustement des prix du carburant aux niveaux internationaux à partir de la mi-janvier », précise le communiqué.

Le Conseil des ministres a également approuvé un plan de développement pour la période 2016-2020 et le budget 2016, sans fournir plus de précisions.

Les revenus d’Oman liés au pétrole ont chuté de plus de 60 %. Le pays a projeté un déficit budgétaire de 6,5 milliards de dollars pour 2015, mais le Fonds monétaire international a prévenu que ce chiffre pourrait être bien plus élevé.

Oman est un petit producteur par rapport à d’autres membres du Conseil de coopération du Golfe, produisant quelque 978 000 barils de brut par jour. Comme d’autres monarchies du Golfe, le sultanat cherche à diversifier son économie pour réduire sa dépendance vis-à-vis des revenus pétroliers. Lundi, l’Arabie saoudite a annoncé des hausses importantes des prix de produits pétroliers, de l’électricité et de l’eau. Cette année, les Émirats arabes unis ont libéralisé les prix du carburant. Le Koweït et Bahreïn ont levé les subventions sur le diesel et le kérosène.