L’économie américaine a progressé plus lentement que prévu

Washington — L’économie américaine a crû légèrement plus lentement que le gouvernement ne l’avait estimé pendant le trimestre estival. La plupart des économistes s’attendent à ce qu’elle accélère un peu pendent le trimestre qui s’achève, et qu’elle soit encore plus vigoureuse dans la première moitié de 2016.

Selon le département américain du Commerce, l’activité économique, mesurée à l’aide du PIB, s’est accrue au rythme annualisé de 2 % pendant le trimestre de juillet à septembre. Son estimation précédente pour cette période faisait état d’une croissance de 2,1 %. Cette expansion de l’activité économique restait largement inférieure à la croissance de 3,9 % observée au deuxième trimestre. Cet affaiblissement est attribuable à un ralentissement de l’activité de restockage.

Des économistes calculent que la croissance s’établira à environ 2,2 % au cours du dernier trimestre de l’année, soutenue par les solides dépenses des consommateurs.

Selon la troisième estimation du département du commerce publiée mardi, la modeste révision à la baisse rend compte d’une chute plus importante qu’initialement estimée des investissements des entreprises dans les infrastructures (-7,2 %), d’une plus grande variation des stocks et d’une plus forte dégradation du commerce extérieur du fait de l’appréciation du dollar.

Ainsi les exportations ont progressé à un rythme plus lent qu’évalué précédemment (+0,7 % au lieu de +0,9 %) après avoir grimpé de 5,1 % au deuxième trimestre. Les exportations de biens sont notamment tombées dans le rouge à -0,9 %. Quant aux importations, qui représentent une soustraction dans le PIB, elles ont progressé de 2,3 % au lieu de 2,1 % pour l’estimation précédente et de +3 % au deuxième trimestre.

Un dollar fort

L’appréciation du dollar ralentit les exportations américaines qui sont rendues moins concurrentielles sur les marchés extérieurs tandis que les importations, en devenant meilleur marché, continuent de croître. Au total, le déficit commercial a enlevé un quart de point à la croissance au troisième trimestre.

Globalement l’expansion de la première économie mondiale a été portée par les dépenses des consommateurs, les investissements résidentiels et les dépenses publiques notamment, indique le ministère. La consommation a progressé de 3 % au troisième trimestre après +3,6 % d’avril à juin. L’investissement immobilier a poursuivi sur sa lancée avançant de 8,2 % après +9,3 % au trimestre précédent.

Selon les dernières prévisions de la Réserve fédérale publiées mercredi dernier, la croissance américaine, qui avait atteint 2,4 % en 2014, ne devrait pas dépasser 2,1 % cette année puis accélérer à nouveau à 2,4 % en 2016.

Le gouvernement publiera le 29 janvier sa première estimation de la croissance au dernier trimestre.