Les prix des maisons continueront de croître au Canada, en 2016

Vue aérienne d’un quartier résidentiel de Calgary, une des villes qui devraient souffrir le plus des nouvelles règles sur les prêts hypothécaires garantis par la SCHL.
Photo: Jonathan Hayward La Presse canadienne Vue aérienne d’un quartier résidentiel de Calgary, une des villes qui devraient souffrir le plus des nouvelles règles sur les prêts hypothécaires garantis par la SCHL.

Ottawa — Les prix moyens des maisons devraient diminuer l’an prochain en Alberta, en Saskatchewan et à Terre-Neuve-et-Labrador, essentiellement en raison de la faiblesse des prix du pétrole, a prédit mardi l’Association canadienne de l’immeuble (ACI).

Selon l’organisme, le prix moyen des résidences en Alberta diminuera de 2,5 % en 2016. En Saskatchewan, il devrait baisser de 1,2 % et à Terre-Neuve-et-Labrador, de 1 %. En revanche, le prix moyen pour l’ensemble du Canada est appelé à augmenter d’environ 1,4 % dans la prochaine année, pour atteindre 448 700 $ — l’Ontario en tête de liste, avec une hausse de 2,9 %.

La croissance du prix moyen en Colombie-Britannique et au Manitoba devrait être d’environ 2 %, tandis qu’elle devrait être de 1,5 % en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard. Au Québec et au Nouveau-Brunswick, la progression des prix des maisons devrait être de moins de 1 %.

La faiblesse des taux d’intérêt stimulera la vente de maisons, mais les récentes réformes annoncées par le gouvernement fédéral sur les prêts hypothécaires pourraient avoir un effet négatif plus important que prévu dans les régions de Vancouver et Toronto — là où les maisons sont les plus dispendieuses au Canada. Les mises de fonds pour se procurer une maison vont bondir pour les résidences de plus d’un demi-million de dollars, alors les marchés les plus coûteux seront le plus affectés, a prédit l’économiste en chef de l’ACI, Gregory Klump.

« Malheureusement, les changements aux règlements causeront également des dommages collatéraux aux marchés hors de Vancouver et de Toronto, incluant des endroits touchés par les turbulences économiques attribuables à l’effondrement des prix du pétrole », a-t-il expliqué. Calgary — l’une des villes les plus affectées par le faible cours du baril — sera particulièrement affectée par les répercussions de l’augmentation de la mise de fonds minimale pour les maisons valant plus de 500 000 $.

Les prévisions pour 2016 ont été publiées mardi par l’ACI en marge de son rapport mensuel sur les activités des chambres immobilières du pays. Selon l’ACI, les ventes résidentielles ont augmenté de 1,8 % au Canada entre octobre et novembre, même si la moitié des marchés ont observé des déclins. Comme à l’habitude, la vallée du Bas-Fraser, en Colombie-Britannique, et la région du Grand Toronto, en Ontario, ont enregistré les gains les plus importants d’un mois à l’autre.

À la même période il y a un an, les ventes avaient augmenté de 10,9 % d’octobre à novembre dans les deux tiers des marchés locaux. Calgary avait entre autres assisté à un déclin significatif de ses ventes par rapport aux sommets historiques qui ont précédé la chute du prix du pétrole.

Le prix national moyen a avancé de 10,2 % en novembre pour atteindre 456 186 $. En excluant les régions de Vancouver et de Toronto, le prix moyen n’a augmenté que de 3,4 %, pour se chiffrer à 338 969 $. L’indice du prix des maisons global et composé de l’ACI a affiché un gain annuel de 7,1 % en novembre, ce qui constituait sa croissance la plus importante en plus de cinq ans.