La Banque Laurentienne inscrit une perte de 62 millions

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

La Banque Laurentienne a affiché mercredi une perte nette pour son quatrième trimestre, ce qu’elle a attribué à des charges de dépréciation et de restructuration qui ont totalisé 61,8 millions après impôts.

La perte nette s’est chiffrée à 21,1 millions, soit 73 ¢ par action, comparativement à un bénéfice net de 31,4 millions, ou 1,09 $ par action, pour la même période l’an dernier. En excluant certains éléments non récurrents, la Laurentienne a cependant réalisé un bénéfice ajusté de 44,1 millions, soit 1,44 $ par action, en progression de 4 % par rapport à celui de 42,6 millions, ou 1,39 $ par action, engrangé au quatrième trimestre de l’an dernier.

Pour l’ensemble de l’exercice, le bénéfice net s’est établi à 92,9 millions, soit 3,21 $ par action, un résultat en baisse de 28 % par rapport à celui de 129,4 millions, ou 4,50 $ par action, de l’exercice précédent.

Le chef de la direction de la Banque Laurentienne, François Desjardins, s’est réjoui de la croissance du résultat des activités principales au cours de l’exercice et de l’atteinte d’objectifs de rentabilité. En outre, M. Desjardins, en poste depuis le 1er novembre, a profité de la publication des résultats trimestriels pour annoncer la mise en place d’un plan de transformation de sept ans qui prévoit, entre autres choses, la migration vers un « modèle d’exploitation plus simple et plus efficace » par l’entremise d’une « optimisation » des activités.

« À la suite d’un examen qui a duré un an, nous avons conclu que pour progresser, une véritable transformation s’impose, a expliqué M. Desjardins. Nous sommes convaincus que c’est le bon moment pour transformer graduellement la banque. »

La Laurentienne a par ailleurs annoncé une augmentation de 2 ¢ par action de son dividende trimestriel, qui passera ainsi à 58 ¢ par action lors de son prochain versement, le 1er février.