Le Fonds de solidarité domine dans l’investissement privé au Canada

Gaétan Morin, président et chef de la direction du Fonds de solidarité FTQ
Photo: Michaël Monnier Le Devoir Gaétan Morin, président et chef de la direction du Fonds de solidarité FTQ

Le Fonds de solidarité des travailleurs FTQ occupe le premier rang canadien en matière d’investissement privé après neuf mois en 2015.

Selon les données cumulées par l’Association canadienne de capital de risque et d’investissement, le Fonds de solidarité se classe au premier rang parmi toutes les institutions financières canadiennes en capital d’investissement privé. Le fonds fiscalisé a réalisé 39 transactions de ce type au cours des neuf premiers mois de 2015.

« De plus, cinq des fonds privés de capital de risque canadien dans lesquels le Fonds de solidarité FTQ a investi se trouvent parmi les dix plus actifs à travers tout le pays, soit Fonds d’investissement Réal, iNovia Capital, Relay Ventures, Cycle Capital et Lumira Capital. Le Fonds a investi 119 millions dans ces fonds d’une capitalisation totale de 496 millions », a ajouté l’institution.

Gaétan Morin, président et chef de la direction du Fonds de solidarité FTQ, rappelle que pour la période de trois ans se terminant en 2017, le Fonds de solidarité FTQ prévoit d’investir 1,6 milliard en capital de développement. « Ayant investi 640 millions de dollars en 2014-2015, le Fonds est déjà sur la bonne voie pour atteindre cet objectif. Le rétablissement du crédit d’impôt fédéral pour contribution aux fonds de travailleurs promis par le premier ministre Trudeau en février dernier est essentiel pour que le Fonds puisse maintenir ce niveau d’investissement pour les années à venir », a-t-il souligné.

Vendredi, le Fonds prenait acte de la mention du crédit d’impôt des fonds de travailleurs dans la lettre écrite par Justin Trudeau à son ministre des Finances, Bill Morneau, mais continuait de faire pression pour que le rétablissement survienne avant le 1er janvier 2016, lorsque le crédit tombera à 5 %. Le Parti libéral s’est engagé à ramener le crédit fédéral à 15 %, soit le niveau où il se situait avant que le gouvernement Harper décide en 2013 de l’abolir graduellement. Le crédit offert par Québec est toujours à 15 %.

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