Rona: les ventes continuent d’augmenter en dépit de la conjoncture économique défavorable

En raison de la conjoncture économique défavorable, Rona a toutefois dû travailler d’arrache-pied pour continuer d’atteindre cet objectif.
Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir En raison de la conjoncture économique défavorable, Rona a toutefois dû travailler d’arrache-pied pour continuer d’atteindre cet objectif.

La direction de Rona a hâte de voir l’hiver s’installer aux quatre coins du pays, dans l’espoir que le changement de saison incitera les consommateurs à se rendre en plus grand nombre dans ses magasins.

« Nous espérons du temps froid partout au Canada pour vendre plus d’articles d’hiver », a expliqué mardi le président et chef de la direction du quincaillier, Robert Sawyer, au cours d’une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du troisième trimestre. Au cours de cette période, les ventes des établissements ouverts depuis au moins un an — un indicateur clé dans le secteur du commerce de détail — ont progressé pour un cinquième trimestre consécutif, affichant cette fois-ci une croissance de 1,1 %.

En raison de la conjoncture économique défavorable, Rona a toutefois dû travailler d’arrache-pied pour continuer d’atteindre cet objectif. « Mon équipe responsable du marchandisage met de l’avant des promotions agressives afin d’attirer les consommateurs chez nous », a expliqué le grand patron de Rona. Après six semaines de complétées au quatrième trimestre, il estime que la tendance est similaire à celle des trois derniers mois du côté des ventes comparables.

Depuis qu’il est arrivé aux commandes, en 2013, l’économie canadienne n’a pas vraiment repris du poil de la bête, selon M. Sawyer, sauf pour quelques endroits dans l’Ouest du pays. À l’instar d’autres détaillants, le quincaillier doit également composer avec la glissade du dollar canadien par rapport à la devise américaine, ce qui applique de plus en plus de pression sur ses marges.

S’il y a eu certaines augmentations de prix, elles ne doivent pas être trop marquées en raison de la vive concurrence. « Nous devons nous assurer d’être aussi bons que nos concurrents, a dit M. Sawyer. Nous ne sommes pas les seuls à augmenter les prix, mais nous devons demeurer dans la moyenne. »

Sans entrer dans les détails, le grand patron de Rona s’est par ailleurs montré déçu de la performance des nouveaux magasins Réno-Dépôt à Aurora, en Ontario, ainsi qu’en Alberta. Questionné par les analystes, M. Sawyer a rappelé que cela ne faisait qu’un an que ces établissements avaient ouvert leurs portes, ajoutant qu’il prônait la patience même si les résultats ne sont pas encore au rendez-vous.

Pour le trimestre clos le 27 septembre dernier, Rona a vu son bénéfice ajusté grimper de 11,5 %, à 42,9 millions, ou 40 ¢ par action, comparativement à 38,5 millions, ou 33 ¢ par action, à la période correspondante de 2014. Toutefois, une charge non récurrente de 45,9 millions liée à l’acquisition de 20 magasins franchisés a fait glisser le résultat net attribuable aux actionnaires de 41,5 millions à 8,6 millions.

L’ajout des établissements franchisés a également eu un impact négatif de 6,9 % sur les ventes du secteur de la distribution, ce qui explique le recul de 0,8 % des recettes consolidées, à 1,16 milliard. Le bénéfice d’exploitation ajusté a pour sa part grimpé de 7,4 % pour s’établir à 90 millions. Il s’agissait d’une septième augmentation trimestrielle consécutive.