Le pétrole finit en baisse à New York

New York — Les cours du pétrole ont nettement baissé vendredi à New York, mais enregistraient peu de changement sur la semaine, les investisseurs continuant à hésiter quant au niveau auquel se fixer, face à une offre d’or noir qui reste élevée dans le monde.

Le cours du baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en octobre a reculé de 1,29 $US à 44,63 $ sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après avoir pris près de 2 $ la veille.

Le marché continue ainsi à zigzaguer, après avoir enregistré à plusieurs reprises des hausses ou des baisses de plus d’un dollar par jour lors des précédentes séances, mais parvient au week-end à un niveau semblable à vendredi dernier ou encore une semaine plus tôt, autour de 45 $.

« C’est toujours l’indécision qui domine, a jugé Carl Larry, de Frost Sullivan. On évolue en dents de scie à la recherche du juste prix. »

« Il y a des rapports qui sont publiés, il y a des prévisions qui sont faites, mais on ne sort pas de ces niveaux, entre 40 et 50 $ le baril », a-t-il insisté.

La journée de vendredi a en effet été chargée en publications, et elles se sont avérées contrastées, avec d’un côté un rapport mensuel plutôt favorable de l’Agence internationale de l’Énergie, une organisation basée à Paris et liée à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

L’AIE a à la fois estimé que la production des pays non membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) devrait connaître son repli le plus fort en 24 ans, et relevé ses prévisions de demande.

Ces conclusions sont plus optimistes qu’une publication semblable de l’Energy Information Administration (EIA), une antenne du département américain de l’Énergie, qui avait abaissé ses prévisions de demande en début de semaine.

Le marché attend désormais un troisième rapport mensuel, celui de l’OPEP, pour lundi.

Du côté des publications défavorables, les observateurs ont digéré une note de la banque Goldman Sachs, pessimiste sur l’évolution des prix.

Les analystes de la banque jugent que le surplus d’or noir va continuer à peser lourdement sur les prix, car il est plus important que ce à quoi ils s’attendaient. Selon eux, si le rééquilibrage du marché est trop lent et que les réserves de brut continuent de se remplir, les prix de l’or noir pourront même descendre à 20 $ le baril.

En raison de l’incertitude qui règne actuellement sur les cours, « les investisseurs agissent en fonction des gros titres », ce qui explique l’attention qu’a portée le marché à cette note, a estimé Gene McGillian, de Tradition Energy.

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