Imprimerie Mirabel décrète un lockout

<em>Le Devoir</em> est imprimé par Imprimerie Mirabel depuis 2009. Le quotidien était autrefois imprimé à Saint-Jean-sur-Richelieu (notre photo).
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Le Devoir est imprimé par Imprimerie Mirabel depuis 2009. Le quotidien était autrefois imprimé à Saint-Jean-sur-Richelieu (notre photo).

Un lockout vient d’être décrété par la direction de l’Imprimerie Mirabel, propriété de Québecor.

Le lockout touche le groupe des presses, c’est-à-dire les pressiers, mécaniciens, électriciens et manutentionnaires, membres de la section locale 555M du Syndicat des Teamsters.

Les quotidiens Le Devoir, Le Journal de Montréal et 24 heures y sont imprimés. Le Devoir continuera d’être publié.

En entrevue mardi, le directeur du service des relations publiques du Syndicat des Teamsters, Stéphane Lacroix, a expliqué que de la centaine de travailleurs, il n’en reste que 44 encore en fonction à l’imprimerie de Mirabel, après que 35 travailleurs eurent été mis à pied récemment et 15 autres au début de l’année. La négociation touche une centaine d’employés, confirment le syndicat et l’employeur.

De son côté, la direction de l’imprimerie affirme dans un communiqué n’avoir eu d’autre choix que de décréter ce lockout le 1er septembre en raison de l’échec des négociations, entreprises il y a plusieurs mois.

« Dans ce contexte, nous sommes malheureusement forcés de décréter un lockout du groupe des presses. Cela n’est certainement pas ce que nous souhaitions », a déclaré Richard Tremblay, vice-président des opérations industrielles de l’imprimerie, par voie de communiqué.

« Nous étions déterminés à conclure une entente dans les meilleurs délais et sans conflit de travail. Nous ne comprenons pas le refus du syndicat, surtout dans un contexte où ni les conditions de travail ni l’entente sur la sécurité d’emploi ne sont remises en cause dans la présente négociation », a-t-il ajouté.

La direction affirme aussi avoir voulu ainsi « protéger les actifs de l’entreprise » en regard de « l’historique de l’impri- merie ». L’entreprise a déjà vécu un difficile lockout avec son syndicat des pressiers en 2006.

La direction demande également l’intervention d’un arbitre de différend dans ce dossier.

Du côté du syndicat, on affirme ne pas comprendre la décision de décréter un lockout. « On s’explique mal la décision de l’employeur. Les patrons ne nous ont pas dit clairement ce qui ne fonctionnait pas. On a le sentiment qu’à l’autre bout, tout était déjà scénarisé, chorégraphié », a commenté M. Lacroix en entrevue. Il affirme que le syndicat était pourtant prêt à faire des compromis sur le plancher d’emplois et sur d’éventuelles indemnités de départ.

Le syndicat soupçonne l’entreprise de vouloir vendre l’imprimerie. « La rumeur veut que l’usine soit à vendre, donc ceci explique peut-être cela », a avancé M. Lacroix.

Mais la direction réfute cette rumeur. « C’est carrément faux. Nous sommes justement en processus de négociation pour le renouvellement de notre convention », a répliqué Véronique Mercier, vice-présidente aux communications chez Québecor Groupe Média.

Mais le syndicat persiste et signe. « Il y a un historique, une culture organisationnelle d’affrontement et ça date de l’époque, de l’ère où Pierre Karl Péladeau était là [il est maintenant chef du Parti québécois]. Et on sent que cette culture organisationnelle-là a survécu au départ de M. Péladeau », a commenté M. Lacroix.

3 commentaires
  • Martin Richard Mouvement Action Chômage Montréal - Abonné 1 septembre 2015 12 h 51

    C'est gentil d'avoir attendu après le mariage....

    Les bonnes habitudes ne se perdent pas.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 2 septembre 2015 20 h 11

      ce que je disais plus bas...s'adressait à m.richard
      mon erreur vient du fait que j'ai utilisé la formule "commentaire" en place et lieu de "répondre à un commentaire".

  • Nicole D. Sévigny - Abonnée 2 septembre 2015 12 h 11

    La Classe...

    ça ne s'achète pas , c'est inné ! On en a ou on n'en a pas !