Canadian Tire pressurisé par la chute des cours du brut

Un dollar canadien plus faible et des troubles croissants dans le secteur pétrolier ont accentué la pression sur Canadian Tire au deuxième trimestre.

Le chef de la direction, Michael Medline, a affirmé jeudi que bien que les ventes de Canadian Tire soient en hausse, même dans les magasins dans le carrefour pétrolier de Fort McMurray, en Alberta, les prix en déclin du brut pèsent lourd sur ses affaires. «Nous sommes très inquiets, d’ici à ce qu’il y ait une relance, à l’égard de la situation dans le nord de l’Alberta», a dit M. Medline aux analystes en conférence téléphonique. «Nous avons connu de bonnes ventes, mais nous ne nous faisons pas d’illusions. Ce sera dur de se maintenir dans la région.»

L’impact négatif a été particulièrement évident dans ses magasins d’articles de vêtements de travail Mark’s, alors que l’industrie pétrolière a commencé à couper des emplois et à abandonner des projets plus tôt cette année. Canadian Tire mise beaucoup sur les ventes de ses vêtements de travail, comme les chaussures à embout d’acier et les salopettes, un segment qui compte généralement les plus importantes marges de profit parmi ses divisions.

Mark’s espère atténuer le ralentissement en mettant plus d’emphase sur les vêtements conforts pour hommes et femmes dans ses magasins en Alberta. «Nous sommes conscients qu’il s’agira d’une rude bataille pour compenser les vêtements de travail à très court terme», a soutenu le chef de la direction.

Outre le ralentissement en Alberta, la faiblesse persistante du huard suscite aussi certaines craintes pour la société torontoise Canadian Tire. Le huard plus faible a eu un impact d’environ 35 millions sur les revenus de sources étrangères durant le trimestre clos le 4 juillet, a dit M. Medline. Une partie de l’impact négatif a été compensée par une couverture des prix avec les fournisseurs.

Canadian Tire a annoncé que son profit net au deuxième trimestre a augmenté de 4 %, à 186,2 millions, ou 2,15 $ par action. Un an plus tôt, il avait été de 178,9 millions, ou 2,12 $ par action. Les revenus totaux ont augmenté de 3 %, à 3,26 milliards, tout de même plombés par une croissance moindre dans les vêtements de travail et l’équipement sportif.