Les dissidents ralentissent les travaux

Le premier ministre grec doit de nouveau composer avec la division au sein de son parti d’extrême gauche, Syriza, alors que le Parlement s’apprête à voter sur le programme de renflouement.

Le projet de loi préliminaire sur le plan de sauvetage de trois ans, qui prévoit des prêts d’environ 85 milliards d’euros, comprend de profondes coupes dans les dépenses et des hausses d’impôts. Le premier ministre, Alexis Tsipras, soutient qu’il n’y a pas d’autre choix que de l’adopter.

Les députés se sont querellés sur ce document durant neuf heures, lors du débat d’un comité parlementaire qui a commencé jeudi matin. Des demandes d’amendements et des procédures d’objection retardent les travaux. Un comité de députés devait décider à quelle heure la plénière commencerait. Le vote n’allait vraisemblablement pas avoir lieu avant le petit matin, vendredi.

À cause de la dissidence au sein du parti Syriza, le premier ministre Tsipras dépend des votes de l’opposition pour faire adopter ses projets de loi au Parlement. Le texte devrait tout de même être adopté avec une avance assez confortable.

Des centaines de manifestants contre l’austérité sont descendus dans les rues d’Athènes, avant la session plénière de jeudi soir.

Le parti d’extrême gauche de M. Tsipras a remporté les élections en janvier en promettant de ne jamais faire appel à de telles mesures budgétaires. Or, cette semaine, il acceptait les conditions sévères des créanciers de la Grèce. Cette volte-face a soulevé l’indignation chez les plus radicaux de son parti, qui menacent de claquer la porte de Syriza.


Division du parti


Le premier ministre grec doit de nouveau composer avec la division au sein de son parti d’extrême gauche, Syriza, alors que le Parlement s’apprête à voter sur le programme de renflouement.

Le projet de loi préliminaire sur le plan de sauvetage de trois ans, qui prévoit des prêts d’environ 85 milliards d’euros, comprend de profondes coupes dans les dépenses et des hausses d’impôts. Le premier ministre, Alexis Tsipras, soutient qu’il n’y a pas d’autre choix que de l’adopter.

Les députés se sont querellés sur ce document durant neuf heures, lors du débat d’un comité parlementaire qui a commencé jeudi matin. Des demandes d’amendements et des procédures d’objection retardent les travaux. Un comité de députés devait décider à quelle heure la plénière commencerait. Le vote n’allait vraisemblablement pas avoir lieu avant le petit matin, vendredi.

À cause de la dissidence au sein du parti Syriza, le premier ministre Tsipras dépend des votes de l’opposition pour faire adopter ses projets de loi au Parlement. Le texte devrait tout de même être adopté avec une avance assez confortable.

Des centaines de manifestants contre l’austérité sont descendus dans les rues d’Athènes, avant la session plénière de jeudi soir.

Le parti d’extrême gauche de M. Tsipras a remporté les élections en janvier en promettant de ne jamais faire appel à de telles mesures budgétaires. Or, cette semaine, il acceptait les conditions sévères des créanciers de la Grèce. Cette volte-face a soulevé l’indignation chez les plus radicaux de son parti, qui menacent de claquer la porte de Syriza.

Parmi eux, l’ancien ministre de l’Énergie, Panagiotis Lafazanis, qui a perdu sa place au Cabinet après avoir voté contre un autre projet de loi lié au programme de renflouement, a fait un pas de plus vers la sortie jeudi. Il s’est joint à un groupe de 12 politiciens de gauche qui ont annoncé qu’ils créeraient un nouveau mouvement contre le plan de sauvetage financier de la Grèce. Il n’a toutefois pas confirmé qu’il quittait Syriza.

Les problèmes internes du parti nourrissent les rumeurs d’élections hâtives, peut-être aussi tôt qu’en septembre.

Les ministres des Finances de la zone euro et plusieurs autres législatures européennes doivent aussi approuver l’entente de sauvetage.