Groupe Stingray Digital veut multiplier les acquisitions

Le président et chef de la direction du Groupe Stingray Digital, Eric Boyko
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le président et chef de la direction du Groupe Stingray Digital, Eric Boyko

Le fournisseur de services musicaux Groupe Stingray Digital a l’intention d’être actif sur le marché des acquisitions au cours des prochains mois afin d’accroître sa présence aux quatre coins du globe.

Ayant tourné la page sur son entrée en Bourse, qui a eu lieu le 3 juin dernier, l’entreprise établie à Montréal s’attend à conclure entre trois et cinq transactions d’ici la fin de son exercice, en mars prochain, a expliqué mercredi son président et chef de la direction, Eric Boyko. « Cela a été le statu quo pendant quatre mois en raison du premier appel public à l’épargne (PAPE), mais ensuite, nous avons été surpris par le nombre de personnes qui ont commencé à nous contacter », a-t-il expliqué, à l’occasion de sa première conférence téléphonique avec les analystes financiers.

D’ailleurs, le 23 juillet dernier, l’exploitant des chaînes musicales Galaxie, Concert TV et Karaoke Channel a réalisé sa première acquisition depuis son entrée en Bourse en mettant la main sur le groupe Brava, qui exploite trois chaînes musicales spécialisées dédiées à l’opéra, la musique classique et le jazz. « C’est une belle acquisition de niches », a rappelé M. Boyko.

L’entreprise a par ailleurs récemment conclu un partenariat avec AT&T afin de fournir entre autres plus de 100 chaînes musicales et une variété aux divers abonnés du géant américain des télécommunications.

Les coûts entourant l’entrée en Bourse ont fait plonger Stingray dans le rouge au premier trimestre terminé le 30 juin, alors que la perte nette de l’entreprise s’est chiffrée à 1,8 million, ou 5 ¢ par action, par rapport à un bénéfice net de 1 million, ou 3 ¢ par action, à la même période l’an dernier. Cette perte nette s’explique également par un montant d’avantages tangibles exigé par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes dans le cadre du PAPE. Au total, des dépenses estimées à 5,5 millions ont été engagées au premier trimestre relativement au PAPE.

Sur une base ajustée, en excluant les éléments non récurrents, la société montréalaise a toutefois dégagé un bénéfice de 4,8 millions, ou 12 ¢ par action, en hausse de 33 %. De leur côté, les recettes ont bondi de 27,3 % pour atteindre un niveau record de 19,9 millions, a souligné Stingray. De son côté, le bénéfice d’exploitation ajusté de Stingray — dont les chaînes rejoignent quelque 135 millions d’abonnés dans 127 pays — s’est chiffré à 7,2 millions, en hausse de 22,8 %.

« Le PAPE nous a permis de réduire notre endettement et avec une nouvelle facilité de crédit renouvelable de 100 millions, nous sommes en bonne position pour croître », a expliqué le grand patron du fournisseur de services musicaux.

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