Cascades compte sur les États-Unis

Le président et chef de la direction de Cascades, Mario Plourde
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le président et chef de la direction de Cascades, Mario Plourde

Après avoir délaissé certains secteurs afin de recentrer ses activités, Cascades compte sur les États-Unis pour asseoir sa croissance, préférablement par la voie d’acquisitions, au cours des prochaines années.

Selon le président et chef de la direction du spécialiste de la récupération, de la transformation et de l’emballage de produits de papier, Mario Plourde, cette stratégie devrait être déployée en 2016. « Nous voulons terminer certains gros projets avant d’en lancer de nouveaux », a-t-il expliqué, vendredi, au cours d’une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du deuxième trimestre de Cascades.

En avril dernier, la société établie à Kingsey Falls avait entre autres annoncé des investissements totaux de 25 millions, dont 21 millions pour ses nouveaux équipements à Candiac pour une nouvelle chaîne de transformation visant à fabriquer des essuie-tout. Depuis 2013, l’entreprise a repositionné ses activités dans les secteurs du papier tissus, les emballages ainsi que la récupération en se délestant de ses secteurs des papiers fins ainsi que de la fabrication et de la transformation de carton plat.

M. Plourde a expliqué aux analystes que Cascades travaillait actuellement sur quelques dossiers, qui, à son avis, ont plus de chances d’aboutir en 2016 plutôt que d’ici la fin de l’année. Si le grand patron de Cascades n’écarte pas la possibilité de construire de nouvelles installations en plus d’acheter de nouveaux équipements, il n’a pas caché sa préférence pour une acquisition si l’occasion se présente. « C’est plus facile d’intégrer le marché, a dit M. Plourde. Vous avez déjà des clients, des employés et de l’équipement. Mais si rien ne se présente, nous allons devoir considérer la possibilité de construire. »

Au deuxième trimestre, Cascades a renoué avec la rentabilité grâce à de bonnes performances de l’ensemble de ses secteurs en plus d’avoir profité de l’appréciation du billet vert par rapport au huard. Son bénéfice net s’est établi à 24 millions, ou 25 ¢ par action, alors que la même période en 2014 s’était soldée par une perte de 83 millions, ou 88 ¢ par action. « Ces résultats trimestriels représentent, pour le deuxième trimestre, notre meilleure performance depuis 2009 en excluant les activités abandonnées », a rappelé M. Plourde aux analystes.

Pour le trimestre clos le 31 juin, les revenus ont progressé de 4 %, à 950 millions, alors que son bénéfice d’exploitation a été de 103 millions, en hausse de 14 %. Sur une base ajustée, en excluant les éléments non récurrents, le profit de Cascades a plus que triplé pour se chiffrer à 24 millions, ou 25 ¢ par action, par rapport à 7 millions, ou 8 ¢ par action, en 2014.

Hamir Patel, de RBC Marchés des capitaux, estime que l’entreprise québécoise devrait profiter de conditions de marché favorables d’ici la fin de l’année, ce qui se reflétera sur sa performance financière. « Cascades s’attend à un coût de papiers recyclés stable, […] une demande stable ainsi qu’une incidence favorable du taux de change », fait-il remarquer dans une note d’analyse envoyée par courriel. De son côté, Leon Aghazarian, de la Financière Banque Nationale, estime que des augmentations de prix pour les boîtes ondulées au Canada et pour le carton plat recyclé en Europe devraient avoir une incidence positive sur les résultats.

Le conseil d’administration de Cascades a par ailleurs déclaré un dividende trimestriel de 4 ¢ par action, dont le paiement est prévu le 10 septembre pour les actionnaires inscrits en date du 28 août.