Les pilotes de WestJet contre l’idée de former un syndicat

WestJet estime que l’absence de syndicat constitue un avantage concurrentiel pour l’entreprise.
Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne WestJet estime que l’absence de syndicat constitue un avantage concurrentiel pour l’entreprise.

Calgary — Un groupe ayant fait campagne pour syndiquer les pilotes du transporteur aérien WestJet a révélé mercredi que ses efforts avaient été infructueux.

L’Association des pilotes professionnels de WestJet a indiqué que 684 de ses 1247 pilotes — soit environ 55 % de ceux qui ont voté sur une période de deux semaines — avaient rejeté l’idée de constituer un syndicat. L’association s’est dite déçue du résultat et espère que le processus mènera tout de même à un dialogue constructif entre les pilotes et WestJet à l’avenir.

Le groupe estimait que la croissance que connaît WestJet représentait un bon moment pour que les pilotes du transporteur obtiennent une accréditation syndicale. WestJet a pour sa part affirmé que le fait que son effectif ne soit pas syndiqué constituait un avantage concurrentiel pour l’entreprise, ajoutant que la négociation de conventions collectives aurait entraîné des interruptions de services et augmenté les coûts de main-d’oeuvre.

Le vote était organisé par le Conseil canadien des relations industrielles, mais ce dernier a indiqué mercredi qu’il ne pourrait pas émettre de communiqué officiel avant que son conseil approuve les résultats. Il n’était pas possible de savoir quand cela pourrait survenir.

Pour tenir le vote, l’Association des pilotes professionnels de WestJet devait démontrer que plus de 40 % des pilotes appuyaient la syndicalisation en ayant demandé une carte de membre.

L’Association des agents de bord professionnels de WestJet veut aussi syndiquer les quelque 2700 agents de bord du transporteur, mais elle n’a pas encore recueilli le nombre de signatures nécessaires de ses membres pour pouvoir tenir un vote.

À voir en vidéo