Loblaw fermera 52 magasins de son réseau

Les fermetures auront lieu partout au pays et elles devraient représenter 1 % de la superficie totale de vente des magasins de Loblaw.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les fermetures auront lieu partout au pays et elles devraient représenter 1 % de la superficie totale de vente des magasins de Loblaw.

Les Compagnies Loblaw prévoient fermer 52 magasins non rentables à travers leur réseau, une initiative qui vise à stimuler son bénéfice d’exploitation.

En divulguant ses résultats du deuxième trimestre, jeudi, l’entreprise a indiqué que les fermetures auraient lieu au cours des 12 prochains mois. Cela devrait avoir une incidence favorable oscillant entre 35 et 40 millions sur le bénéfice d’exploitation, mais entraînera une baisse du chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 300 millions.

Lors d’une conférence téléphonique avec les analystes, le président et président du conseil, Galen Weston Jr., a expliqué que le détaillant désirait améliorer son efficacité dans un contexte de plus faible croissance. Normalement, la plus grande chaîne d’alimentation au détail du Canada aurait fermé entre 10 et 15 magasins, a-t-il fait savoir. « Oui, c’est une augmentation, mais ce n’est pas une différence marquée, a dit M. Weston Jr. Cela n’est pas un signe que notre stratégie a changé. »

Les fermetures auront lieu partout au pays et elles devraient représenter 1 % de la superficie totale de vente des magasins de Loblaw. Dans son plus récent rapport annuel, la société disait exploiter 2300 établissements sous ses bannières Loblaws, Shoppers Drug Mart — Pharmaprix au Québec —, No Frills et Joe Fresh.

M. Weston Jr. n’a pas voulu dire à quels endroits les établissements fermeraient leurs portes puisque les employés touchés n’ont pas encore été prévenus. Il a toutefois précisé qu’elles concernaient des stations-service, des magasins Joe Fresh, des pharmacies ainsi que des épiceries.

Le directeur financier de Loblaw, Richard Dufresne, a expliqué que la compagnie avait passé en revue l’ensemble de ses magasins après l’acquisition de Shoppers Drug Mart l’an dernier, ce qui lui a permis d’identifier 52 établissements non rentables. Loblaw avait fait part de son intention en mars dernier de construire 50 nouveaux magasins et d’en rénover 100 autres dans le cadre d’un plan d’expansion évalué à 1,2 milliard. M. Weston Jr. a affirmé que ce plan était toujours en vigueur.

En mai, l’entreprise avait décidé de fermer des magasins Joe Fresh aux États-Unis en plus de ne pas renouveler une entente avec J.C. Penney en vertu de laquelle elle lui vendait des vêtements lorsqu’elle viendra à échéance l’an prochain.

Profits

Pour ce qui est de sa performance au deuxième trimestre, Loblaw a engrangé un profit de 185 millions, ou 45 ¢ par action, comparativement à une perte de 456 millions, ou 1,13 $ par action, à la même période l’an dernier. Sur une base ajustée, le bénéfice s’est chiffré à 350 millions, ou 85 ¢ par action, par rapport à 297 millions, ou 74 ¢ par action, au deuxième trimestre de 2014. Les revenus sont passés de 10,31 milliards à 10,54 milliards.

La concurrence est de plus en plus féroce dans le secteur canadien du commerce de détail depuis que des entreprises comme Wal-Mart et Loblaw ont décidé de diversifier leur offre de produits pour éviter que leurs clients n’aillent magasiner ailleurs.

Loblaw n’est pas le premier à restructurer ses activités. En juin, Empire, propriétaire de Sobeys et Safeway, a annoncé la suppression de 1300 emplois, un an après avoir fermé 50 magasins.

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