L’industrie se porte mieux, Air Canada en est l’illustration

Le plus fort gain en trafic aérien a été enregistré sur les lignes transfrontalières (+15,5 %).
Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir Le plus fort gain en trafic aérien a été enregistré sur les lignes transfrontalières (+15,5 %).

Les dernières données d’exploitation d’Air Canada confirment un retour en forme de l’industrie de l’aviation civile particulièrement ressenti en Amérique du Nord.

Mardi, Air Canada a annoncé un coefficient d’occupation de 85,4 %, en recul de 0,3 point par rapport à juin 2014. Cette donnée traduit une augmentation de la capacité de 10,5 % à l’échelle du réseau (ce qui englobe les transporteurs régionaux auprès desquels Air Canada achète de la capacité et Air Canada rouge), et une progression de 10,1 % du trafic passagers.

À titre de comparaison, son principal concurrent, WestJet, a comptabilisé un coefficient d’occupation de 76,9 % en juin, en recul de 0,5 point de pourcentage sur un an. Sa capacité a été augmentée de 7,6 % dans l’intervalle, alors que son trafic passagers a crû de 7 %.

Au cumul après six mois en 2015, Air Canada affiche un coefficient moyen de 82,6 %, contre 82,3 % après six mois en 2014. Son trafic s’est accru de 9,7 %, surpassant une augmentation de la capacité de 9,3 %. Par segment, le plus fort gain en trafic a été enregistré sur les lignes transfrontalières (+15,5 %). Suivent les routes transatlantiques (+13,2 %), celles de l’Amérique latine et des Antilles (+11,3 %), les lignes transpacifiques (+8,5 %) et, finalement, l’activité au Canada (+3,4 %).

Commentant ces chiffres, Calin Rovinescu, président et chef de la direction d’Air Canada, a relevé « l’efficacité de notre stratégie commerciale, qui mise sur la croissance internationale et le déploiement stratégique d’Air Canada rouge pour mieux rivaliser dans les marchés des voyages d’agrément ».

Consolidation

 

Ces résultats permettent d’illustrer la performance accrue des compagnies aériennes nord-américaines dans le retour en forme de l’aviation civile mondiale, tout comme l’Association internationale du transport aérien (IATA) le démontre. Dans son relevé de mai-juin, l’IATA parle d’une amélioration notoire de la performance financière de l’industrie, et ce, particulièrement en Amérique du Nord, qui bénéficie des retombées de la consolidation des capacités, du processus de réduction généralisée de la structure de coûts et des prix du carburant plus faibles. Les prix des passages se sont également retrouvés sous pression baissière en raison de la chute du cours du carburant et de la distorsion provoquée par l’appréciation du dollar américain, a ajouté l’IATA.

L’ajout de sièges s’est accéléré à l’échelle de l’industrie, atteignant une croissance annualisée de 10 % en mai, ce qui n’a pas empêché les transporteurs d’afficher de solides coefficients d’occupation, a renchéri l’Association. Pour l’ensemble du marché, ce taux se situe à 79 %, en moyenne, depuis le début de 2015. Le coefficient moyen le plus élevé est observé en Amérique du Nord (82,3 %), suivi de ceux d’Amérique latine (79,5 %), d’Europe (78,9 %) et de l’Asie-Pacifique (78,1 %).

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