Les dépenses en immobilisations devraient diminuer de 4,9 % en 2015

Les dépenses en immobilisations pour la construction non résidentielle devraient diminuer cette année.
Photo: Jacques Nadeau Le devoir Les dépenses en immobilisations pour la construction non résidentielle devraient diminuer cette année.

Ottawa – Les dépenses en immobilisations pour la construction non résidentielle et pour le matériel et l’outillage devraient diminuer de 4,9 % en 2015, par rapport à l’année dernière, et se chiffrer à 251,8 milliards, a indiqué lundi Statistique Canada.

Dans le secteur public, ces dépenses devraient reculer de 0,2 %, tandis que celles du secteur privé devraient diminuer de 7 %. Selon l’enquête de l’agence fédérale, les dépenses du secteur de l’extraction minière, de l’exploitation en carrière et de l’extraction de pétrole et de gaz devraient céder 18,7 % à 67,9 milliards.

Les dépenses en immobilisations du secteur des soins de santé et de l’assistance sociale devraient reculer de 14,2 % par rapport à 2014 et se chiffrer à 8,7 milliards cette année, tandis que celles du secteur des services professionnels, scientifiques et techniques devraient glisser de 23,2 % à 2 milliards.

La croissance la plus importante pour 2015 devrait provenir du secteur du transport et de l’entreposage. Ses dépenses en immobilisations devraient augmenter de 3,1 milliards, soit 13,3 %, à 26,4 milliards, essentiellement grâce aux dépenses dans le transport par oléoducs et dans le transport en commun et le transport terrestre de voyageurs.

Les fabricants s’attendent quant à eux à une croissance de 2,7 % de leurs dépenses à 17,5 milliards cette année.

Bon pour le Québec

 

À l’opposé, les intentions d’investissement des secteurs privé et public sont favorables pour le Québec cette année avec une hausse anticipée de 2,7 %. « Il s’agit de la première augmentation en trois ans », a fait ressortir Hélène Bégin, économiste principale au Mouvement Desjardins. Plusieurs secteurs contribuent à l’augmentation, notamment la fabrication (+4,1 %), le commerce de gros (+3,7 %) ainsi que le transport et l’entreposage.

L’économiste retient qu’au Canada, le recul de 4,9 % suit cinq années de progression. « À titre de comparaison, un recul de 13,9 % était survenu en 2009 pendant la récession. » La chute de 18,7 % dans le secteur de l’extraction du pétrole et du gaz est principalement à l’origine du repli au Canada.

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