Le dossier de SNC-Lavalin est reporté de trois mois

Selon la GRC, SNC-Lavalin aurait versé 47,7 millions à des titulaires de charges publiques en Libye dans le but de les influencer.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Selon la GRC, SNC-Lavalin aurait versé 47,7 millions à des titulaires de charges publiques en Libye dans le but de les influencer.

Le dossier de SNC-Lavalin, visée par des accusations de fraude et de corruption déposées par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), a été reporté de trois mois puisque de nouveaux documents ont été divulgués à la défense.

Au palais de justice de Montréal, vendredi, l’avocat de la Couronne, Richard Roy, a précisé qu’environ 1000 documents de plus avaient été transmis. La divulgation initiale était de plus de 5000 documents.

Devant le juge Denis Lavergne, de la Cour du Québec, les parties impliquées se sont entendues, à la demande de la défense, pour reporter le dossier au 16 octobre. L’avocat de SNC-Lavalin, François Fontaine, n’a pas fait de commentaires.

Selon la GRC, la firme d’ingénierie aurait versé 47,7 millions à des titulaires de charges publiques en Libye dans le but de les influencer. De plus, ses divisions Construction et International auraient privé diverses organisations locales d’environ 129,8 millions.

Trois autres individus — les ex-hauts dirigeants Sami Abdallah Bebawi et Stéphane Roy, ainsi que l’avocat de M. Bebawi — ont déjà été accusés par la police fédérale dans le cadre du projet Assistance, qui s’est amorcé en 2011.

En avril dernier, lors du début des procédures, Me Fontaine avait réitéré que l’entreprise n’avait pas l’intention de plaider coupable. Il n’avait pas voulu dire si SNC-Lavalin tentait de négocier avec la Couronne afin d’éviter un procès en bonne et due forme.