Pour fabriquer des piles à hydrogène - Une entreprise de la Floride a l'oeil sur l'usine GM

Une entreprise de la Floride tenterait actuellement d'acheter l'ancienne usine d'assemblage de General Motors située à Boisbriand, au nord de Montréal, avant qu'elle ne soit démolie.

Les équipes de démolition sont attendues d'ici quelques semaines là où GM assemblait ses modèles Camaro et Firebird avant la fermeture des lieux en août 2002.

La société Enviro Tectane Solutions a offert d'acheter l'énorme usine de 198 000 mètres carrés pour y transformer des véhicules à essence en véhicules fonctionnant avec des piles à hydrogène ou à l'électricité, notamment.

«Nous utiliserions l'usine pour fabriquer les piles à hydrogène qui ne seraient pas seulement destinées aux voitures mais aussi aux maisons», a affirmé de Toronto Ron Houle, vice-président de la compagnie.

Jusqu'à 5000 personnes

L'entreprise embaucherait d'abord 500 personnes et pourrait porter le nombre de son personnel à 5000 à terme, a précisé M. Houle.

Enviro Tectane Solutions, qui a été fondée il y a 20 ans, emploie actuellement 70 personnes en Floride, aux Bahamas, en Amérique du Sud, à New York et à Montréal. Au départ, l'entreprise adaptait des voitures de police propulsées à l'essence à des carburants moins nocifs pour l'environnement.

Les véhicules qui seraient convertis à Boisbriand seraient destinés aux pays en développement signataires du protocole de Kyoto qui peuvent bénéficier de l'aide de la Banque mondiale pour la conversion de leurs flottes gouvernementales.

Le maire de Boisbriand, Robert Poirier, n'a pu être joint pour commenter, mais une porte-parole, Diane Larocque, a affirmé que la Ville ne croit pas que l'offre est sérieuse. «La Ville a rencontré la compagnie, mais ils n'avaient pas assez d'argent», ce que dément Enviro Tectane Solutions.

De son côté, GM a indiqué n'avoir reçu aucune offre viable. «Il y a eu beaucoup d'intérêt, a affirmé le porte-parole de GM, Pierre Tessier, mais nous en sommes venus à la conclusion qu'il n'y avait pas d'offre sérieuse pour l'immeuble et le terrain, alors nous allons commencer la démolition et continuer d'essayer de vendre le terrain parce qu'il s'agit d'un emplacement commercial de premier plan.»

GM s'était entendue avec le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile pour ne pas démolir l'usine. L'entente a pris fin le 1er janvier.