Vache folle - Les États-Unis retardent la reprise du commerce

Washington — Les États-Unis ne prendront pas de décision sur la reprise du commerce d'animaux vivants avec le Canada jusqu'à ce que les autorités américaines aient fini d'enquêter sur le plus récent cas de maladie de la vache folle.

La journée de hier clôturait une période de consultation publique sur la question de savoir si les États-Unis devraient commencer à importer des bestiaux de moins de 30 mois, jugés peu à risque de contracter la maladie. «Nous avons décidé de ne pas prendre de décision pour le moment», a indiqué le docteur Ron DeHaven, vétérinaire principal du département américain d'Agriculture.

Les États-Unis attendront d'avoir recueilli toute l'information pertinente et étudié les résultats de la consultation avant d'agir, et toutes les options seront envisagées, a-t-il ajouté, y compris une modification complète des règlements.

Les responsables américains croient que la bête malade trouvée dans l'État de Washington est née dans une ferme albertaine environ quatre mois avant l'imposition des mesures de sécurité sur l'alimentation des bestiaux à travers l'Amérique du Nord.

Seuls des tests d'ADN, dont les résultats pourraient être connus dès aujourd'hui, permettront de déterminer avec certitude l'origine de l'animal. Entre-temps, les Américains ont décidé d'abattre 450 veaux pouvant avoir été en contact avec la vache infectée, parce qu'ils sont incapables de déterminer lequel a eu pour mère la vache en question.

Des représentants de l'industrie canadienne avaient affirmé vendredi qu'ils ne seraient pas surpris si les autorités américaines prolongeaient l'embargo, le temps que les experts obtiennent des réponses à leurs questions sur le premier cas de vache folle.