La récolte a été bonne malgré un rude hiver

Les craintes d’une mauvaise récolte de sirop d’érable en raison de l’hiver trop long et trop froid ne se sont pas avérées fondées, bien au contraire.

Le Québec, qui est responsable de 71 % de la production mondiale de sirop d’érable, a plutôt enregistré la quatrième meilleure récolte de son histoire en 2015 malgré la saison tardive.

De plus, le retard de la récolte a amené la Fédération des acériculteurs à s’entendre avec les acheteurs pour prolonger l’année de commercialisation 2014 jusqu’à la mi-mai 2015, ce qui a permis d’établir un nouveau record de ventes de 97 millions de livres.

La saison de commercialisation prend habituellement fin le 27 février et, à cette date, les ventes atteignaient 88,7 millions de livres, soit en deçà du record de 92,7 millions de livres pour l’année de commercialisation précédente (2013). La prolongation a permis d’ajouter 8,7 millions de livres au cumul de 2014.

Qualité

Quant à la récolte 2015, les acériculteurs québécois ont produit 107,2 millions de livres de sirop d’érable et la Fédération se réjouit de sa qualité puisque 73 % de la production inspectée se classe dans les trois meilleures catégories. La plus forte production de tous les temps était survenue en 2013, avec 120,3 millions de livres.

Alors que les coulées s’amorcent habituellement en mars, dans le sud de la province, les trois quarts de la production 2015 ont été réalisés durant les trois dernières semaines d’avril. Le temps froid a d’ailleurs bénéficié à la région Bas-Saint-Laurent-Gaspésie, qui a récolté jusqu’au début de mai et qui affiche le meilleur rendement par entaille.