Vers un déclin du secteur automobile? - GM voit ses ventes chuter au Canada

Toronto — Les ventes d'automobiles neuves de la société General Motors du Canada, le plus important vendeur au pays, ont chuté en décembre, ce qui semble indiquer que ce secteur de l'économie amorce un déclin après des résultats sans précédent en 2002.

GM Canada a annoncé hier que ses ventes avaient chuté de 34,9 % en décembre par rapport à la même période en 2002. En 2003, GM Canada a vendu 455 751 véhicules, une baisse de 12,5 % par rapport à l'année précédente. Ce ressac pourrait se refléter sur tout le secteur. Cette mauvaise performance du plus important vendeur au pays pourrait aussi permettre à des sociétés étrangères comme Toyota, Honda et Nissan de s'emparer de parts de marché. Nissan a déjà annoncé que ses ventes avaient augmenté de 14 % en décembre et de 7,5 % pour toute l'année 2003.

Les experts s'attendaient à ce que les Canadiens achètent 1,63 million de véhicules en 2003, une baisse de 5 % par rapport à l'année précédente. Ces mêmes experts ne s'entendent pas sur les prévisions pour 2004.

Aux États-Unis, les ventes de voitures ont progressé en décembre et, selon les chiffres communiqués par les principaux constructeurs américains et étrangers, ont atteint le rythme annuel de 17,9 millions de véhicules. C'est moins qu'un an plus tôt, alors que les véhicules s'étaient vendus au rythme annuel de 18,2 millions, mais néanmoins vigoureux, selon les analystes du secteur.

Sur l'ensemble de 2003, le nombre de véhicules vendus sur le territoire américain devrait s'élever à 16,6 millions, comparé à 16,8 millions en 2002.

Le premier constructeur mondial, General Motors, a accusé une baisse annuelle de 2,3 %, à 4,7 millions de véhicules, de ses ventes de voitures et d'utilitaires légers en 2003. Ces chiffres incluent les ventes aux États-Unis de sa filiale suédoise Saab. Là-dessus, les ventes de voitures ont reculé de 5,5 %, à 1 954 911, tandis que celles d'utilitaires ont grignoté 0,1 %, à 2 754 100.

Ford Motor, pour sa part, a vendu un peu plus de 3,2 millions de véhicules en 2003, une baisse de 4,6 %. Sur ce total, 1 033 092 voitures ont été vendues (-12,3 %) et 2 214 579 utilitaires (-0,5 %). Chez DaimlerChrysler, la division américaine du constructeur allemand a vendu quelque 2,1 millions de véhicules l'an dernier, un recul de 3,5 % sur 2002. Sur ce total, 456 676 voitures ont été vendues (-13,4 %) et 1.670.775 utilitaires (-0,5 %). Pour leur part, les ventes de Mercedes-Benz aux États-Unis ont augmenté de 2,6 % sur l'année à 218 717, dont 186 719 voitures (+9,6 %) et 31 998 utilitaires (-25,2 %).

Volkswagen chute

Parmi les autres fabricants, le premier constructeur européen Volkswagen a vendu aux États-Unis 302 686, un recul de 10,5 % comparé à 2002, dont 281 541 voitures (-15,1 %) et 21 145 utilitaires (+216,9 %). BMW a vu ses ventes de véhicules aux États-Unis augmenter de 7,9 %, à 276 869, doit 236 154 voitures (+10,4 %) et 40 715 utilitaires légers (-4,7 %).

Progression des Japonais

En revanche, les constructeurs japonais ont poursuivi leur inexorable progression. Les ventes américaines de Toyota Motor ont été de 1,9 million de véhicules en 2003, une progression de 6,3 % sur l'année précédente, dont 995 986 voitures (+1 %) et 870 328 utilitaires (+13 %).

L'autre grand constructeur japonais Honda Motor a vendu sur le marché américain 1,3 million de véhicules (+8,2 % par rapport à 2002), dont 820 129 voitures (-2,2 %) et 529 718 utilitaires (+29,4 %).

Nissan, détenu à 44,4 % par Renault, a vendu 794 481 véhicules aux États-Unis, une hausse de 7,4 % par rapport à 2002. Le nombre de voitures vendues a progressé de 3 % à 505 392 tandis que celui d'utilitaires a grimpé de 16,2 %, à 289 089.