Le nouveau propriétaire de la marque Savoura créera 70 emplois

Plus d’un mois après l’acquisition de Savoura, le dirigeant de Serres Sagami a dit avoir effectué plusieurs visites sur les sites acquis par son entreprise.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Plus d’un mois après l’acquisition de Savoura, le dirigeant de Serres Sagami a dit avoir effectué plusieurs visites sur les sites acquis par son entreprise.

Saint-Étienne-des-Grès — L’acquisition des actifs du producteur de tomates Serres du Saint-Laurent ayant été complétée, l’entreprise Serres Sagami, maintenant propriétaire de la marque Savoura, a annoncé vendredi qu’elle investirait plusieurs millions de dollars dans ses installations.

L’entreprise établie dans les Laurentides compte ainsi convertir à la production biologique les installations de Sainte-Marthe-de-Vaudreuil, en plus d’agrandir celles de Saint-Étienne-des-Grès. Ce plan de développement devrait entraîner la création d’une quinzaine de postes à Sainte-Marthe-de-Vaudreuil, tandis que plus de 70 emplois supplémentaires pourraient être créés à Saint-Étienne-des-Grès, selon le président de Serres Sagami, Stéphane Roy.

D’autres investissements devraient être dévoilés prochainement, a également fait savoir M. Roy. Plus d’un mois après l’acquisition de Savoura, le dirigeant de Serres Sagami a dit avoir effectué plusieurs visites sur les sites acquis par son entreprise. M. Roy estime à 5 millions les coûts de désinfection, de réorganisation et de remise en état de production pour les sites de Saint-Étienne-des-Grès, Portneuf et Danville, qui appartenaient auparavant à Serres du Saint-Laurent.

Le mois dernier, la Cour supérieure avait donné le feu vert à la proposition de Serres Sagami afin de reprendre les actifs de Serres du Saint-Laurent, pour un montant qui n’avait pas été dévoilé. En raison de difficultés financières, Serres du Saint-Laurent avait déclaré faillite à la fin du mois de février. Environ 200 personnes travaillent dans les installations de Portneuf, Danville et Saint-Étienne-des-Grès. Plusieurs acquéreurs — dont le deuxième producteur serricole du Québec, Productions Horticoles Demers — s’étaient montrés intéressés à l’entreprise, qui oeuvre dans le secteur agroalimentaire depuis plus de 25 ans.

Pour Sagami, il s’agit d’une cinquième acquisition depuis le début des années 2000, faisant de cette entreprise de productions de tomates en serre le plus important producteur serricole du Québec et un des plus importants au Canada. En décembre dernier, elle faisait l’acquisition des Serres Lacoste dans la région de Charlevoix après la fermeture du site en novembre. C’est en février 2013 que l’entreprise s’implantait à Mirabel et en novembre 2012 qu’elle rachetait les installations de Savoura à Sainte-Marthe, dans le comté de Vaudreuil-Soulanges. L’entreprise dont le siège social est situé à Sainte-Sophie, dans les Laurentides, avait acquis au début des années 2000 les installations de Sagami au Saguenay et en avait conservé la marque de commerce actuelle.

Serres Sagami commercialisent différentes variétés de tomates pour le marché québécois, canadien et nord-américain sous la marque Sagami depuis près de 15 ans.

3 commentaires
  • François Dugal - Inscrit 30 mai 2015 08 h 24

    La championne

    "La tomate Sagami, c'est la championne".
    ( les Saguenéens et les Jeannois comprennent )

  • Yves Corbeil - Inscrit 30 mai 2015 11 h 32

    Excellent toutes ces petites initiatives

    On pourait s'autosuffire dans plusieurs domaine agroalimentaire mais les traités de libres échanges semblent menacé ces initiatives au détriment des visées des multinationales et de ses riches propriétaires supporté par nos dirigeants à leur service.
    Le dépaneur contre la grande surface alimentaire pas de combat, le Canada et ses 35 millions contre les USA, l'union Européenne ou l'Asie, on peut tiré son épingle du jeu? les zexperts chez nous disent que oui donc ont écoute les zexperts et ont signe les traités avec 2, 3 garanties qui seront renégocié plutard par d'autres zexperts.

    On arrête pas le progrès et les zexperts sont là pour aplanir le trajet de la rué vers les grandes richesses mondiale.

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 31 mai 2015 19 h 11

    Excellente photo de Jacques Nadeau

    Des tomates avec leur étiquette. Chapeau !