Marchés boursiers - L'optimisme règne

Toronto, New York - La Bourse de Toronto a entamé l'année sur un gain substantiel hier, décrochant son meilleur niveau de clôture en deux ans et demi grâce à l'impact positif sur les technologiques d'un rapport sur la robustesse du secteur manufacturier aux États-Unis.

L'indice composé S&P/TSX a gagné 72,81 points, soit 0,89 %, à 8293,70, son plus fort résultat de fermeture depuis le 4 juin 2001.

La Bourse américaine a quant à elle fini la première séance de 2004 sur une note mitigée, mais de bonnes nouvelles sur l'économie continuent de nourrir l'optimisme des investisseurs sur l'évolution des marchés aux États-Unis dans les mois à venir.

Le Dow Jones, indice vedette de Wall Street, a perdu 0,42 %, à 10 409,85 points. L'indice composé du Nasdaq a, de son côté, fini sur une légère hausse de 0,17 %, 2006,68 points. L'indice Standard and Poor's 500, considéré comme le plus représentatif de la tendance générale, a clôturé en baisse de 0,31 %, à 1108,48 points.

Sur la semaine, le Dow Jones a toutefois gagné 0,82 %, l'indice du Nasdaq a bondi de 1,70 % et le S&P 500 a pris 1,15 %. Après s'être envolés en 2003 de quelque 25 % pour le Dow Jones et le S&P 500 et de 50 % pour le Nasdaq, les indices boursiers ont simplement marqué une pause hier, à l'orée de 2004.

Hausse du secteur industriel

Ils avaient toutefois commencé la séance en nette hausse à la suite de la publication d'un bon indicateur sur le secteur industriel américain confortant les investisseurs dans leurs prévisions au beau fixe sur l'économie et les entreprises aux États-Unis.

Les nouvelles économiques [du secteur industriel] sont de toute évidence très bonnes», explique Peter Cardillo, principal stratège boursier de Global Partners Securities. L'indice composé d'activité du secteur industriel aux États-Unis a progressé à 66,2 % en décembre, sa meilleure performance en vingt ans et bien plus que les prévisions des analystes, qui tablaient sur un indice de 61 % seulement.

Parallèlement, le marché obligataire a commencé l'année en forte baisse, les prévisions d'une accélération de l'activité économique amenant certains investisseurs à prévoir une augmentation des taux directeurs de la Réserve fédérale (Fed) dans le courant de l'année. Cependant la Fed a indiqué, lors de la réunion de son comité de politique monétaire début décembre, qu'elle laisserait ses taux inchangés pour une «période considérable».

Les analystes se montraient très sereins pour les prochaines semaines, alors que la saison des résultats d'entreprises approche. «Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu d'annonce négative importante sur les résultats d'entreprises. C'est très encourageant», constate Peter Cardillo.

Les experts croient d'ailleurs fermement en une hausse des indices à l'issue des douze mois à venir. Scott Marcoullier, stratège boursier de AG Edwards, table sur un Dow Jones à 11 300 points, un Nasdaq à 2250 points et un SP 500 à 1220 points à la fin de l'année.

Par ailleurs, 93 % des économistes interrogés par le Wall Street Journal pour une enquête prospective publiée hier ont assuré avoir augmenté le montant de leur épargne placée en Bourse au cours de l'année passée. Plus de la moitié d'entre eux s'attend également à ce que le Dow Jones termine l'année 2004 au-delà de 11 000 points, contre 10 453,92 points le 31 décembre 2003.