L’hiver rigoureux et le huard faible expliquent le déficit de Tembec

Le président et chef de la direction de l’entreprise Tembec, James Lopez
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Le président et chef de la direction de l’entreprise Tembec, James Lopez

Tembec a dévoilé une perte, lundi, un hiver rigoureux ayant fait grimper ses coûts. La papetière québécoise a vu sa perte nette s’établir à 40 millions, ou 40 ¢par action.

« Ç’a été un hiver très froid, a affirmé le président et chef de la direction de l’entreprise, James Lopez, au cours d’une conférence téléphonique. Nos coûts ont grimpé et les conditions difficiles ont affecté notre productivité. » Tembec a également fait valoir que l’impact favorable d’un dollar canadien plus faible par rapport à la devise américaine avait été atténué par la baisse des prix en dollars américains pour le bois d’oeuvre et les produits du papier.

Les résultats du trimestre terminé le 28 mars incluent également une perte de 37 millions liée à la conversion de la dette libellée en dollars américains. De son côté, le chiffre d’affaires de la société a glissé d’environ 3,9 % pour s’établir à 348 millions, alors que le bénéfice d’exploitation ajusté a été de 12 millions.

« La reprise progressive des mises en chantier aux États-Unis soutiendra la demande en plus de stimuler les prix des produits forestiers au cours des prochains mois », a souligné aux analystes M. Lopez. De plus, la faiblesse du huard par rapport au dollar américain devrait stimuler la rentabilité pour les mois du printemps ainsi que de l’été, croit-il.

Le patron de Tembec a par ailleurs fait savoir que les investissements étaient pratiquement terminés en ce qui a trait à la modernisation d’usine de cellulose de spécialités de Témiscaming, dont les coûts atteignent 272 millions. « Heureusement, les dépenses en immobilisation sont terminées. Cela a drainé les liquidités de la compagnie au cours des trois dernières années. C’est terminé. »

Tembec prévoyait initialement investir 235 millions dans ses installations en Abitibi-Témiscamingue afin de remplacer trois chaudières à basse pression par une nouvelle turbine électrique de 50 mégawatts. « Malgré des délais et des coûts plus élevés que prévu, cela devrait avoir un impact favorable sur nos résultats à l’avenir », a observé M. Lopez.

En vertu d’un programme gouvernemental, la papetière s’est entendue avec Hydro-Québec afin de vendre sa production d’électricité à la société d’État, ce qui lui permettra de dégager d’importantes recettes. Selon l’entreprise, la mise en service de la turbine à Témiscaming a notamment permis de générer un impact positif de 2 millions sur le bénéfice d’exploitation ajusté de la société au deuxième trimestre.

Ultimement, Tembec estime que le projet de Témiscaming devrait lui permettre de générer un bénéfice avant impôts, intérêts et amortissements de 48 millions par année.