Les entreprises demeurent réactives devant la révolution numérique

Photo: Ryan McVay Getty Images

Les entreprises parviennent difficilement à tirer profit de cette masse de renseignements personnels que la révolution numérique apporte. Elles demeurent encore réactives plutôt que proactives en cette ère de l’information ou du « data ».

Pas étonnant, 96 % des répondants d’une vaste étude menée auprès de 3600 cadres supérieurs répartis entre 18 pays affirment que les nouvelles technologies ont changé à jamais l’environnement d’affaires de leur entreprise. Ils sont presque aussi nombreux (93 %) à soutenir que les récents changements technologiques ont modifié de manière durable les attentes des consommateurs. Accès plus rapide aux services, 24 heures sur 24, sept jours sur sept, recherche d’une connectivité accrue et d’une expérience toujours plus personnalisée… Ces attentes n’iront qu’en s’accélérant et en s’intensifiant au cours de la prochaine décennie, selon la moitié des répondants.

Le rapport a été réalisé par l’Institute for the Future, une firme de recherche se disant indépendante et à but non lucratif, pour EMC Corporation, un spécialiste américain en technologie de l’information.

Pour survivre dans cet environnement, cinq attributs ont été identifiés et qualifiés de décisifs, du type « ça passe ou ça casse ». On y retrouve l’habileté à déceler les occasions d’affaires, l’importance de démontrer transparence et confiance, l’innovation dynamique, la capacité d’établir des relations personnalisées et celle de s’activer en temps réel. Une faible proportion des répondants, qui varie entre 9 % et 14 % seulement, dit être en mesure de répondre à ces différents critères.

Il est attendu que « presque tous les aspects de la vie seront dictés par les données, avec des échanges plus ouverts des données personnelles qui augmentent, de la prise de décision améliorée par l’intelligence artificielle et plus encore ». Il est projeté que, d’ici 2020, sept milliards de personnes réparties entre une trentaine de milliards de périphériques ou d’appareils vont générer 44 000 milliards de gigabits de renseignements personnels, le fameux « data ».

Mais seulement 24 % des répondants déclarent puiser de façon optimale dans cette riche banque de renseignements, alors que les utilisateurs disposeront de meilleurs outils pour contrôler et protéger la confidentialité de leurs données personnelles.