La Caisse de dépôt poursuit son virage performance

Ayant pris le virage performance, la Caisse de dépôt et placement du Québec poursuit ses démarches en vue de conclure une entente de service avec chacun de ses 19 déposants. Dans sa plus récente mise à jour, l'institution indique détenir de telles ententes portant sur 85 % de son actif net. Elle se donne jusqu'à la fin mars pour compléter le tout.

C'est le 10 mars dernier que la Caisse annonçait s'être engagée dans un tel processus. L'institution venait de dévoiler qu'elle avait terminé l'exercice 2002 avec un rendement négatif de 9,6 %. Faisant alors voeu de performance et de transparence dans ses rapports avec les déposants, elle précisait vouloir conclure de telles ententes de service avec chacun d'eux, devant s'ajouter aux politiques de placement personnalisées.

Dans son bilan déposé hier, la Caisse a soutenu avoir conclu une entente avec ses principaux déposants. On pense ici au Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP), à la Régie des rentes du Québec (RRQ), à la CSST, à la Société de l'assurance automobile du Québec et au Régime de retraite du personnel d'encadrement. La Caisse a souligné qu'il fallait inclure dans la liste un déposant historiquement plus rebelle, soit la Commission de la construction du Québec (CCQ), en vertu d'une «convention de gestion qui existe entre elle et la Caisse depuis 1973».

Au total, la Caisse a une entente de service avec six de ses 19 déposants, qui regroupent plus de 85 % de l'actif net des déposants, soit 67,1 milliards de dollars sur un actif net total de 77,7 milliards au 31 décembre 2002. Quant aux 15 % restants, «les travaux se poursuivent avec la fin de mars 2004 pour objectif», a précisé la porte-parole de la Caisse, Isabelle Tremblay.

En mars dernier, la Caisse avait présenté ces ententes de service comme étant «un instrument additionnel pour établir [avec chacun des déposants] des rapports fondés sur la performance et une plus grande transparence, conformément aux orientations mises en avant par la direction actuelle». Hier, le président du conseil et directeur général Henri-Paul Rousseau faisait ressortir que ces ententes «constituent une étape importante au terme de laquelle la justesse des orientations adoptées et des actions posées depuis la fin de 2002 pour rétablir la confiance des déposants à l'endroit de l'institution se voient confirmées».

Ces ententes s'ajoutent aux politiques de placement retenues par chacun des déposants. Elles viennent préciser le rôle-conseil de la Caisse, les différentes composantes de la reddition de comptes (y compris le rendement, la valeur ajoutée, la mesure de risque et l'évolution des frais de gestion et d'administration), les paramètres de la communication entre la Caisse et ses déposants ainsi que le processus de suivi et d'ajustement des portefeuilles par les déposants.