TVA accuse une perte nette de 4,4 millions au dernier trimestre

Le Groupe TVA a terminé son quatrième trimestre dans le rouge, ce que le groupe de médias a notamment attribué à la baisse des revenus publicitaires du réseau de télévision TVA et aux investissements liés au lancement de la chaîne spécialisée TVA Sports 2.

La filiale de l’entreprise médiatique Québecor a affiché vendredi une perte nette de 4,4 millions pour son trimestre clos le 31 décembre, soit 19 ¢ par action, ce qui se compare à un bénéfice net de 8,3 millions, ou 35 ¢ par action, pour la même période un an plus tôt. Les revenus totaux de la société qui créée, produit, diffuse et distribue des produits audiovisuels et des magazines ont avancé de 8,1 % pour atteindre 129,8 millions, comparativement à 120 millions un an plus tôt.

Le bénéfice d’exploitation ajusté du Groupe TVA a reculé de 66,5 % pour s’établir à 6,8 millions au plus récent trimestre. Cette chute a été encore plus prononcée dans le secteur de la télédiffusion et de la production, où le bénéfice d’exploitation ajusté a plongé de 72,4 %, à 5,1 millions. Le Groupe TVA a expliqué cette baisse par une diminution de 4,1 % des revenus d’exploitation du réseau TVA — incluant une baisse de 3,4 % des revenus publicitaires — ainsi que par les investissements liés au lancement de TVA Sports 2.

Dans le secteur des magazines, le bénéfice d’exploitation ajusté a cédé 10,6 % à 1,7 million, surtout à cause d’une baisse de 8,3 % des revenus publicitaires.

Le Groupe TVA a annoncé en novembre s’être entendu avec l’éditeur Transcontinental pour lui racheter 15 magazines, en échange d’une somme de 55,5 millions. Cette transaction attend l’aval du Bureau de la concurrence. La société a en outre clôturé à la fin décembre son acquisition de la quasi-totalité des actifs de Vision Globale pour 116,1 millions en espèces. Les biens acquis comprennent les Studios Mel’s Cité du cinéma à Montréal et les Studios Melrose à Longueuil, deux installations utilisées pour des productions cinématographiques et télévisuelles locales et étrangères, y compris pour le tournage de films à succès américains.

Dépréciation

Pour l’exercice se terminant le 31 décembre 2014, Les produits d’exploitation se sont élevés à 439,3 millions comparativement à 444,8 millions, soit une baisse de 1,2 %. La perte nette a été de 41,1 millions, ou 1,73 $ par action, comparativement à un bénéfice net de 15,7 millions, ou 66 ¢ par action pour l’exercice 2013.

Son bénéfice d’exploitation ajusté s’est élevé à 29,4 millions comparativement à 60,6 millions, soit un recul de 52 %. Le secteur de la télédiffusion et production a connu une baisse de 62,8 %, tandis que le secteur magazines a connu une croissance de son bénéfice d’exploitation ajusté de 28,5 %, attribuable en partie à l’ajout des résultats du magazine La Semaine depuis le 18 juillet 2013.

L’entreprise a rappelé qu’elle a revu son plan d’affaires et ses prévisions pour ses activités au cours du troisième trimestre de 2014, notamment celles du secteur télédiffusion et production. « La Société a alors conclu que les valeurs recouvrables de sa licence de télédiffusion et de son écart d’acquisition étaient inférieures à leurs valeurs comptables » de ces actifs. Des charges de dépréciation de 32,5 millions et de 8,5 millions, respectivement, ont été comptabilisées.