Le nouveau patron est de la famille

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

La Banque Laurentienne a finalement trouvé dans ses propres rangs celui qui succédera à Réjean Robitaille lorsque ce dernier prendra sa retraite et quittera ses fonctions de président et chef de la direction, le 1er novembre.

L’institution financière montréalaise a annoncé jeudi qu’il s’agit de François Desjardins, actuellement à la tête des services aux particuliers ainsi que sa filiale B2B Banque. D’ici à ce qu’on lui confie les rênes de la Banque Laurentienne, M. Desjardins — qui n’était pas disponible pour des entrevues jeudi — occupera le poste de chef de l’exploitation. Sa nomination à la tête de la banque deviendra officielle lorsque M. Robitaille sera parti. «M.Desjardins s’est avéré le meilleur candidat, au terme du processus de sélection qui s’est effectué autant à l’interne qu’à l’externe, conformément au plan [...] de la banque», a expliqué la présidente du conseil d’administration, Isabelle Courville.

Âgé de 44 ans, M. Desjardins a débuté sa carrière à la Laurentienne au sein du réseau de succursales, où il a occupé différents postes, avant de mettre sur pied les premiers services électroniques et téléphoniques de l’institution. Il est arrivé à la tête de B2B Banque en 2004, et, plus récemment, a été nommé à la tête du secteur des services aux particuliers de la Banque Laurentienne.

«François est un excellent meneur qui a fait preuve de leadership dans chacun des postes qu’il a occupés à la banque, a dit M. Robitaille, en conférence téléphonique. Je suis sûr que François pourra amener la banque au niveau supérieur.» Après neuf ans à la tête de la septième banque canadienne, M. Robitaille avait fait part de son intention le 21 janvier dernier de prendre sa retraite.

Faible progression des résultats

Cette annonce été effectuée alors que la Banque Laurentienne dévoilait ses résultats du premier trimestre, où ses profits ont affiché une légère progression. La décision de la Banque du Canada d’abaisser son taux directeur a eu un impact sur les résultats trimestriels de la Laurentienne, qui engrangé un bénéfice net de 35,8 millions, ou 1,15 $ par action, en hausse de 1% par rapport à la même période en 2014. Le résultat du premier trimestre comprend une charge de 3,6 millions après impôts, ou 12 ¢ par action, reliée au départ de M. Robitaille. Abstraction faite des éléments non récurrents, le profit ajusté de la Banque Laurentienne a progressé de 3% au premier trimestre pour s’établir à 40,4 millions, ou 1,32 $ par action.

«Le recul de 25 points de base du taux de financement à un jour par la Banque du Canada a pesé temporairement sur nos résultats, a observé M. Robitaille. Toutefois, il devrait avoir une incidence relativement neutre sur le résultat par action pour l’exercice.» Cette modification a eu une incidence négative de 4 ¢ par action sur le résultat ajusté par action. Malgré tout, la Banque Laurentienne a réitéré son objectif de croissance pour son bénéfice par action ajusté, qui devrait osciller entre 5 et 8 % pour l’exercice 2015.

Le rendement des capitaux propres ajusté attribuables aux actionnaires a été de 11,3 %, en recul par rapport à 11,7 % au premier trimestre de l’exercice 2014.