La Coop fédérée rachète BMR

L’acquisition de BMR permet à la Coop fédérée de consolider sa position en lui donnant au total quelque 350 centres de rénovation et quincailleries au Québec seulement.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir L’acquisition de BMR permet à la Coop fédérée de consolider sa position en lui donnant au total quelque 350 centres de rénovation et quincailleries au Québec seulement.

La Coop fédérée fait le pari des régions pour assurer sa croissance et achète l’ensemble du Groupe BMR, devenant ainsi le deuxième joueur dans le marché québécois de la quincaillerie et des matériaux de construction.

« C’est vraiment un virage pour nous », a indiqué en entrevue avec La Presse canadienne Gaétan Desroches, chef de la direction de la Coop fédérée. « Avant, nous étions un petit joueur et là, on devient un joueur d’importance, ce qui peut nous permettre la prochaine croissance dans la quincaillerie et les matériaux. »

Selon M. Desroches, la transaction s’inscrit dans la volonté des membres de rapprocher la croissance de leur entreprise coopérative de leur propre espace d’activité économique, c’est-à-dire en région. « Avec tous les villages qui ferment parce qu’il y a une concentration agricole, nos coopératives nous ont demandé de trouver des vecteurs de croissance. Un des vecteurs de croissance qui a été identifié dans la planification stratégique, c’était le commerce de détail en région. C’est pour cela qu’on a décidé de croître dans ce secteur d’activité. »

La Coop fédérée possédait déjà une participation minoritaire dans Groupe BMR, acquise en novembre 2013, et elle a donc annoncé jeudi le rachat de l’ensemble des parts restantes pour une somme qui n’a pas été rendue publique. La Coop fédérée exploite déjà la chaîne de quincailleries Unimat et l’acquisition de BMR lui permet de consolider sa position en lui donnant au total quelque 350 centres de rénovation et quincailleries au Québec seulement.

Le Groupe BMR est aussi présent en Ontario, dans les provinces maritimes et aux îles Saint-Pierre-et-Miquelon. Ses ventes annuelles sont évaluées à plus de 1,4 milliard et il embauche quelque 5000 personnes dans ses magasins.

Les deux chaînes conserveront chacune leur bannière respective, mais mettront en commun les services administratifs, une opération qui, selon Gaétan Desroches, ne devrait pas se traduire par des compressions de personnel.

2 commentaires
  • Leclerc Éric - Inscrit 6 février 2015 09 h 53

    On revient à la base?

    Le Groupe Unimat composé essentiellement de ce que l'ont appelait autrefois les «coopératives agricoles», revient à la charge en si peu de temps en reprenant les quincailleries vendues au Groupe BMR?

  • Daniel Bérubé - Abonné 6 février 2015 14 h 46

    Félicitation !

    Fort probablement certains vont crier au scandale ! Par contre, j'ai personnellement beaucoup plus confiance aux coopératives qu'aux entreprises privées, dirigées souvent non pas seulement hors Québec, mais voir hors Canada. Un document dont j'avais pris connaissane, il y a de cela...quatre, sinon cinq ans disait qu'en 2015, 75% des magasins au Canada seraient détenues par des intérêts hors Canada. Je ne serais pas surpris que nous soyions très proche de la chose...

    Se rappeler que la coopérative, qui en fin d'année budgétaire constate que ces 12 mois lui rapporte quelque chose comme $1.00 de profit net, va se retrousser les manches et dire: "Il nous faut faire mieux l'an prochain! et se remettent en marche. Quel propriétaire, au privé, dira la même chose ? Il lui aura fallu vivre cette dernière année à crédit, est-il prêt en entreprendre une autre ?

    Des études ont démontrés que les coopératives, après 10 ans de fonctionnement, ont un taux de réussite de beaucoup supérieur à l'entreprise privée. Que l'on ne regarde que les petites coop alimentaires qui prennent vie dans quantité de petites municipalités où le marché privé les avaient abandonnés. Le privé recherche AVANT TOUT les profits. La coopérative recherchera la satisfaction de ses membres, qui auront même leurs mots à dire sur le fonctionnement de leur entreprise; de plus, des membres seront souvent plus fidèle à leur coop qu'à un Wall-Mart... quoi que... y'a toujours des exeptions...