La marine américaine ouvre la porte à CGI

La marine américaine prévoit dépenser 2,5 milliards pour moderniser ses réseaux de communication. CGI a été choisie pour offrir ses services.
Photo: Bullit Marquez Associated Press La marine américaine prévoit dépenser 2,5 milliards pour moderniser ses réseaux de communication. CGI a été choisie pour offrir ses services.

Un an après les déboires informatiques de la réforme de l’assurance maladie aux États-Unis, la société montréalaise CGI est sur une liste de sept entreprises qui pourront se battre pour mettre à niveau les réseaux de communication de la flotte de la marine américaine.

Le contrat du Département de la Défense prévoit qu’il faudra environ huit ans pour effectuer l’ensemble du travail d’intégration, dont le contrat total est estimé à 2,5 milliards $US.

Outre la filiale américaine CGI Federal, les autres entreprises qui se disputeront du travail sont DRS Technologies, filiale de la société italienne Finmeccanica, le groupe britannique BAE et les firmes américaines General Dynamics, Global Technical Systems, Northrop Grumman et Serco.

CGI n’a pas révélé le pourcentage des 2,5 milliards qu’elle pourrait aller chercher. Lors d’un entretien, le vice-président principal aux communications et aux relations avec les investisseurs, Lorne Gorber, a dit que l’entreprise est présentement autorisée à participer à 57 différents « contrats à fournisseurs multiples ».

« L’intégration de systèmes, c’est vraiment notre secteur principal d’activité », a dit M. Garber. Le contrat prévoit essentiellement que les divers réseaux informatiques des navires seront mis à niveau de manière à faciliter les communications. Pour illustrer la tâche, M. Garber l’a comparée à l’harmonisation des divisions d’une entreprise qui utiliseraient, par exemple, différentes versions de Windows.

Dans un communiqué, CGI a affirmé qu’elle offre du « soutien à ses clients du domaine naval depuis des décennies » et que le programme de modernisation informatique de la flotte donnait une « grande visibilité ».

Au cours de son exercice 2014, CGI a enregistré des revenus de 10,5 milliards, en hausse de 4 %. Environ le quart de ses ventes ont lieu en sol américain, où le gouvernement et la santé ont compté pour 77 % des revenus. Le bénéfice net s’est chiffré à 859 millions, en augmentation de près de 90 % par rapport à 2013.

Le cours de l’action de CGI a grimpé de 28 % depuis un an, alors que l’indice principal S&P/TSX n’a pu faire mieux que 3,45 %. Lundi, le titre a terminé la séance à 44,05 $, en baisse de 1,3 %.

L’année 2014 a été marquée notamment par l’intégration de la firme britannique Logica, acquise en 2012 au prix de 2,7 milliards. CGI compte environ 400 bureaux dans une quarantaine de pays.

Obamacare

À la suite de problèmes techniques vécus à l’automne 2013 dans le déploiement du site Healthcare.gov, lors duquel des gens avaient eu de la difficulté à s’inscrire, le gouvernement Obama avait choisi de ne pas poursuivre sa relation avec CGI dans ce dossier.

À l’époque, la direction de CGI avait rappelé qu’il s’agissait seulement d’un contrat et que sa clientèle est généralement satisfaite de son travail. « Nous avons quelque 2500 clients dans le secteur des technologies de l’information et plus de 90 % d’entre eux sont plus que satisfaits. [Healthcare.gov] est seulement un contrat où les pépins ont généré de l’attention », a affirmé le président exécutif du conseil, Serge Godin, en marge de l’assemblée annuelle de 2013.

Lors de la publication des états financiers du dernier trimestre, en novembre dernier, le président et chef de la direction, Michael Roach, a émis le souhait que l’entreprise soit plus présente dans le secteur privé des États-Unis.

En novembre 2014, le carnet de commandes de CGI s’élevait à 18,2 milliards, selon son rapport annuel.

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