Une «opportunité» pour certains pays pauvres, dit la Banque mondiale

Washington — La chute des cours du pétrole offre une « opportunité » à certains pays en développement de reconstruire leurs réserves budgétaires et de se prémunir contre un nouveau choc économique, a estimé la Banque mondiale (BM) mercredi.

« Pour un certain nombre de pays importateurs de pétrole, des prix du brut plus bas offrent une opportunité d’améliorer leurs situations budgétaires plus rapidement », écrit l’institution de lutte contre la pauvreté dans un rapport.

Selon la BM, la chute des cours du brut devrait plus précisément permettre à ces pays de réduire leurs subventions énergétiques qui maintiennent les prix du carburant à de faibles niveaux, mais grèvent leurs finances publiques.

« Les pays importateurs d’or noir devraient réduire ou supprimer les subventions au prix [de l’essence] et reconstruire leur marge de manoeuvre budgétaire », assure le chef économiste de la Banque mondiale Kaushik Basu, cité dans un communiqué.

Selon le Fonds monétaire international, le coût des subventions énergétiques sur le globe s’élève à 1900 milliards de dollars, soit 2,5 % du produit intérieur brut mondial.

Ces ressources supplémentaires pour les pays en développement sont particulièrement utiles dans un contexte économique « incertain » et dans l’optique d’un prochain resserrement monétaire aux États-Unis, qui risque de provoquer de fortes turbulences sur les marchés, écrit la Banque mondiale.

L’institution indique également, sans surprise, que la baisse des prix du brut va en revanche peser sur les finances et l’activité économique des pays exportateurs de pétrole.

Les cours mondiaux du brut ont chuté de plus de 50 % depuis juin pour ramener le prix du baril sous la barre des 50 dollars.

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