Ventes: 2014 a surpris les détaillants

L’année a été difficile pour les secteurs du vêtement, de l’électronique et des appareils ménagers et de l’alimentation spécialisée.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir L’année a été difficile pour les secteurs du vêtement, de l’électronique et des appareils ménagers et de l’alimentation spécialisée.

Malgré un contexte économique difficile, le Conseil québécois du commerce de détail affirme que l’année 2014 a dépassé les attentes des détaillants.

Le président-directeur général du Conseil, Léopold Turgeon, rappelle que son organisme avait prévu pour l’année qui se termine une hausse de consommation de seulement 1 % au Québec. Il note que, selon les plus récentes données de Statistique Canada, les ventes au détail réalisées au Québec entre janvier et septembre ont été supérieures de 3,5 % à celles effectuées à la même période en 2013.

Trois secteurs ont connu une progression importante, soit les soins de santé et les soins personnels, les marchandises diverses et les automobiles neuves. Les secteurs de l’électronique et des appareils ménagers, des vêtements et de l’alimentation spécialisée ont par contre connu une année plus difficile.

Léopold Turgeon estime qu’il y a probablement eu davantage d’ouvertures de commerces de différentes surfaces que de fermetures cette année. Mais, ajoute-t-il, « les mauvaises nouvelles font généralement plus souvent parler d’elles que les bonnes ».

Menace en ligne

M. Turgeon voit par ailleurs des impacts négatifs aux achats en ligne hors Canada. Au Québec, ces achats ont été estimés à un milliard de dollars pour l’année 2013, en croissance de 20 %.

Selon le p.-d.g. du Conseil québécois du commerce de détail, une importante proportion de colis qui entrent au Québec de cette façon ne génèrent aucun revenu de taxes. À première vue, ces achats hors du pays peuvent sembler intéressants pour les consommateurs, mais selon Léopold Turgeon, il s’agit d’un leurre. Il se demande comment les commerces qui ont pignon sur rue au Québec vont survivre devant cette concurrence qu’il qualifie de « défavorable ».

Il ajoute qu’au-delà des taxes, il y aura à terme un impact sur les emplois, sur l’immobilier et les professionnels qui gravitent autour de ce secteur.

3 commentaires
  • Leclerc Éric - Inscrit 22 décembre 2014 09 h 04

    Le web bat-il de l'aile?

    Surprise quand on achète en ligne, tout semble parfait; livraison rapide, grande variété, bons prix - taxes incluses ou sans taxes -, mais quand survient un pépin avec la garantie, le service après vente n'a plus d'adresse...

    Le magasinage en magasin devient alors LA meilleure alternative, car vous retrouverez toujours le conseiller qui vous a promis un produit fiable.

    • Claude Lemaire - Inscrit 22 décembre 2014 14 h 00

      Très, très vrai....

    • Guy Vanier - Inscrit 22 décembre 2014 17 h 37

      La solution est de payer par paypall ou votre carte de credit.
      Vs êtes bien protégé de cette façon.