Faible hausse du PIB du Québec

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

Le PIB du Québec a enregistré une faible hausse au troisième trimestre. La croissance a été de loin inférieure à celle au Canada.

Le PIB québécois a progressé de 0,4 % au troisième trimestre, soit une hausse annualisée de 1,5 %. « En regard des trois mêmes trimestres de 2013, le PIB réel progresse de 1,5 % au Québec contre 2,4 % au Canada », a souligné l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

À la Financière Banque Nationale, les analystes ont retenu que ces données « ne sont pas particulièrement réjouissantes dans la mesure où les meilleures nouvelles étaient déjà connues, à savoir une solide performance commerce international de marchandises. Le commerce extérieur, qui comprend également le commerce interprovincial, explique à lui seul la croissance du trimestre », ont-ils noté. « Malgré cela, la demande intérieure a avancé à pas de tortue notamment en raison de la faiblesse des investissements des entreprises et de la consommation. » Pour eux, la croissance de l’économie du Québec devrait s’établir à 1,6 % en 2014.

L’ISQ confirme qu’au troisième trimestre, « la croissance provient essentiellement de l’amélioration du solde du commerce extérieur, alors que la demande intérieure finale avance à peine en dépit d’une hausse de l’investissement en capital fixe et que l’accroissement des stocks ralentit ».

En hausse de 0,7 %, les exportations progressent depuis le premier trimestre de 2014, avec une croissance plus substantielle de 3,3 % au deuxième trimestre. « Les exportations vers les autres provinces [+ 1 %] viennent les épauler. » S’ajoute un recul des importations au troisième trimestre après avoir augmenté de 3,1 % au deuxième.

Au final, « la croissance des exportations totales, conjuguée à la diminution des importations totales, fait que le déficit du commerce extérieur décroît de 1,4 milliard », souligne l’ISQ.

1 commentaire
  • Leclerc Éric - Inscrit 21 décembre 2014 19 h 43

    2015 sera t-elle la fin de la mythique 2008 arrivée en retard?

    Malgré des prévisions de croissance très modérées de 1,6% par an d'ici 2035, le PIB québécois pourrait-il lui aussi être malmené pendant les vingt prochaines années?

    Il faudra que Laiteo, Coiteux et Couillard mettent en action une politique de redressement économique d'urgence dès les premières semaines de l'an prochain; car même si nos créanciers ont des sueurs froides face à notre dette et déficit il n'y a que des gains de productivité qui nous permettront de passer au travers.