Le prix de l’essence fait chuter le taux d’inflation au Canada

L’agence fédérale a cependant fait part de coûts plus élevés pour le logement et les aliments.
Photo: Jacques Grenier Le Devoir L’agence fédérale a cependant fait part de coûts plus élevés pour le logement et les aliments.

L’importante chute des prix à la pompe de l’essence a contribué au ralentissement de l’inflation annuelle canadienne le mois dernier. Celle-ci s’est établie à 2 %, contrebalancée par la hausse des coûts d’autres biens, a indiqué vendredi Statistique Canada.

Les prix ont progressé en novembre dans toutes les grandes catégories de l’indice des prix à la consommation par rapport à l’an dernier, sauf dans celui du transport — essentiellement en raison de la baisse marquée des prix de l’essence.

Les économistes s’attendaient pour leur part à une plus forte inflation annuelle de 2,2 %, pour faire suite à la lecture de 2,4 % du mois d’octobre.

Les prix de l’essence ont diminué de 5,9 % le mois dernier par rapport à la même période l’an dernier, dans un contexte où le cours du pétrole brut reculait partout dans le monde, a noté l’agence fédérale. L’indice des prix de l’essence de Statistique Canada a cédé 7,5 % en novembre, ce qui constitue son cinquième recul mensuel consécutif. L’économiste en chef de la Banque de Montréal, Doug Porter, a écrit vendredi dans une note à ses clients que le recul des prix de l’essence de décembre, encore plus prononcé, tirera vraisemblablement l’inflation encore plus bas dans le prochain rapport mensuel.

L’inflation canadienne de novembre restait en outre toujours plus élevée d’environ 0,7 point de pourcentage par rapport à celle des États-Unis, qui se situait à 1,3 % pour le mois dernier. « Ce n’est pas une mauvaise chose lorsque la plupart des pays du monde industrialisé sont aux prises avec une inflation qui est trop faible pour être considérée comme rassurante », a écrit M. Porter. « D’une certaine façon, le Canada se trouve pratiquement dans une situation idéale pour ce qui est de l’inflation — ni trop chaude, ni trop froide. »

L’inflation de base, qui exclut les produits aux prix les plus volatils, comme les produits alimentaires et l’essence, a aussi ralenti en novembre à 2,1 %, après s'être établie en octobre à 2,3 %.?Les?économistes?s’attendaient?en moyenne à ce que l’inflation de base avance à 2,4 pour cent. Cette donnée est surveillée de près par la Banque du Canada, dont l’objectif est de la maintenir le plus près possible de sa cible idéale de 2 %.