Les catastrophes ont été moins coûteuses en 2014

Zurich — Les pertes économiques mondiales liées aux catastrophes naturelles et dues à l’homme ont été moins élevées en 2014 qu’en 2013, atteignant 113 milliards de dollars, selon une première estimation du réassureur helvétique Swiss Re publiée mercredi.

Ce montant s’inscrit en dessous de la moyenne des dix dernières années qui se situe à 188 milliards, a précisé le groupe suisse dans son étude Sigma. Ce chiffre s’inscrit également en recul de 16 % par rapport à l’année précédente, les pertes économiques ayant totalisé 135 milliards en 2013, a précisé Swiss Re.

L’année qui s’achève a également été moins coûteuse en vies humaines, le nombre de décès liés aux catastrophes naturelles et dues à l’homme étant évalué à 11 000 contre 27 000 en 2013. Les inondations en Inde et au Pakistan en septembre à la suite de pluies de mousson ont été la catastrophe la plus meurtrière cette année.

En 2014, les pertes prises en charge par les sociétés d’assurance sont quant à elles estimées à 34 milliards, soit un montant inférieur à la moyenne ces dernières années. Sur cette somme, 29 milliards découlent des catastrophes naturelles, contre 37 milliards l’année précédente. Les coûts des désastres engendrés par l’homme ont atteint 5 milliards, contre 8 milliards en 2013, a quantifié Swiss Re.

Les tempêtes en mai aux États-Unis ont été l’événement le plus coûteux pour les assureurs, les pertes prises en charge se montant à 2,9 milliards. Viennent ensuite les tempêtes de grêle en juin en France, en Allemagne et en Belgique, les pertes couvertes par les sociétés d’assurance se montant à 2,7 milliards.

Dans le détail, les tempêtes de neige en février au Japon ont engendré des pertes économiques de 5 milliards, le montant le plus élevé sur l’année, dont 2,5 milliards ont été assurés. La vague de froid aux États-Unis en janvier a quant à elle généré des pertes économiques de 2,5 milliards, dont 1,7 milliard a été couvert par les assurances.

Moins d’ouragans

Cette baisse des pertes économiques et des coûts pour les assureurs s’explique en partie par la saison des ouragans qui a été relativement faible aux États-Unis. L’ouragan Odile en septembre a toutefois fortement touché le Mexique. Les vents violents et fortes pluies qui ont touché la cité balnéaire de Cabo San Lucas, ont engendré des pertes économiques de 3,2 milliards.

Compte tenu du taux de pénétration élevé des assurances dans cette partie du Mexique qui compte de nombreux complexes hôteliers, les pertes assumées par les assureurs ont atteint 1,6 milliard, ce qui en fait la catastrophe naturelle la plus coûteuse dans le pays après l’ouragan Wilma en 2005.

Swiss Re publie chaque année des estimations dans une étude dite Sigma, considérée comme une référence dans le secteur de l’assurance. Ces premières estimations s’appuient sur des données arrêtées au 28 novembre, a pointé le numéro deux mondial de la réassurance, qui a souligné que ces chiffres étaient susceptibles d’être révisés.

Les pertes estimées notamment pour la sécheresse dans certaines parties de la Chine durant l’été, qui a affecté la production agricole, ne sont pas encore connues, a-t-il souligné.