Wall Street retrouve le sourire

New York — La Bourse de New York a terminé à des niveaux records mercredi, encouragée par la victoire républicaine aux élections de mi-mandat, un bon indicateur sur l’emploi américain et des résultats d’entreprises américaines de bonne tenue.

Selon les résultats, le Dow Jones a grimpé de 0,6 %, soit 100,69 points, à 17 484,53 points, et l’indice élargi S&P 500 de 0,6 %, soit 11,47 points, à 2023,57 points, des niveaux inédits en clôture.

Le Nasdaq a en revanche reculé de 0,1 % (-2,91 points) à 4620,72 points.

Dès l’ouverture, les indices new-yorkais vedettes du Dow Jones et du S&P 500 se sont dirigés dans le vert, même si le Nasdaq est resté plus hésitant. La place new-yorkaise a accueilli en fanfare l’arrivée à la tête du Sénat américain du parti républicain, réputé plus proche du monde des affaires.

En outre, « des commentaires conciliants [du président démocrate Barack] Obama laissent présager une éventuelle détente des relations du gouvernement avec les républicains », a remarqué Jack Ablin, de BMO Private Bank. « J’ai hâte de travailler avec le nouveau Congrès pour que les deux prochaines années soient aussi constructives que possible », a en effet déclaré M. Obama lors d’une conférence de presse, au lendemain du désaveu des urnes. Désormais, tout un ensemble de mesures attendues par Wall Street deviennent possible, selon Jack Ablin, citant pêle-mêle une « réforme de l’impôt sur les sociétés, l’autorisation de l’oléoduc Keystone et une réforme sur l’immigration ».

« Une majorité républicaine tend à rendre le marché de meilleure humeur », a résumé Michael Bush, de Wedbush Securities.

Suscitant également l’enthousiasme, à deux jours du rapport mensuel sur l’emploi et le chômage américain, le secteur privé américain a créé davantage d’emplois en octobre, surprenant les analystes, selon une enquête de la société ADP. Plus décevant en revanche, la croissance de l’activité dans les services aux États-Unis a ralenti légèrement plus que prévu en octobre, selon un indice ISM.

Les courtiers ont aussi salué le net rebond des prix du pétrole à New York, qui avaient plongé la veille à des plus bas depuis plusieurs années des deux côtés de l’Atlantique. Le secteur de l’énergie pèse lourd à Wall Street, représentant environ 10 % à 12 % du S&P 500.

À Toronto

À Toronto, la Bourse a également clôturé en hausse mercredi, les investisseurs ayant été rassurés par le fait que les prix du pétrole se sont stabilisés après une récente série de reculs et par la publication de résultats trimestriels d’entreprises jugés positifs. L’indice composé S&P/TSX a bondi de 157,83 points et terminé la séance avec 14 548,26 points, ce qui a plus que compensé son recul de la veille. Le dollar canadien s’est pour sa part apprécié de 16 centièmes à 87,8 ¢US.

Le cours du pétrole brut a bondi de 1,49 $US à 78,68 $US le baril, au lendemain d’une baisse qui l’avait vu toucher un creux de trois ans. L’Arabie saoudite a indiqué mardi avoir l’intention de réduire le prix de son pétrole pour ses clients américains afin de mieux concurrencer la production pétrolière des États-Unis, qui prend de l’importance.

Les prix du pétrole ont été soutenus mercredi par la publication de données montrant que les réserves américaines de brut avaient bien moins grimpé que prévu dans la dernière semaine.

2 commentaires
  • François Dugal - Inscrit 6 novembre 2014 08 h 20

    L'effet

    Après "l'effet libéral", voici "l'effet républicain", celui-ci étant toutefois bien réel.

  • Louise Gagnon - Inscrite 6 novembre 2014 21 h 53

    Faire de l'argent à ne rien faire, tout un pari.

    C'est dur pour les nerfs, attention aux crises cardiaques.