Plus de concurrence pourrait être coûteux, dit un allié de Telus

Le CRTC tient en ce moment des audiences sur les services sans fil.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le CRTC tient en ce moment des audiences sur les services sans fil.

Le Canada doit apprendre des erreurs des pays européens ayant adopté des règles visant à maintenir bas le prix des communications sans fil, a indiqué mardi un ancien président de l’Organe des régulateurs européens des communications électroniques, l’Autrichien George Serentchny, en appui à la société Telus.

Les entreprises européennes doivent aujourd’hui vivre avec les conséquences imprévues d’un marché plus concurrentiel afin de garder la faveur de leur clientèle, a souligné M. Serentschy lors des audiences du CRTC sur les services sans fil mobiles de gros. Selon lui, à cause des bas prix, les réseaux de communication européens sont parmi les plus lents et les moins fiables du monde industrialisé.

Si les consommateurs canadiens ne sont pas satisfaits des prix offerts par les fournisseurs de services sans fil, une réduction de la qualité des services les mécontentera encore plus, a averti M. Serentschy.

L’ancien haut fonctionnaire autrichien a témoigné en compagnie des dirigeants de la société Telus, qui demandent que le CRTC maintienne le cadre réglementaire existant. Selon Telus, de bonnes raisons expliquent pourquoi le Canada est classé au troisième rang mondial au chapitre du taux de pénétration du marché du téléphone intelligent.

Le président et chef de la direction de Telus, Joe Natale, a rappelé que « les réseaux mobiles du Canada se classent parmi les plus rapides et les plus fiables au monde ». Il a soutenu que « les abonnés canadiens profitent de vitesses types plus de deux fois supérieures aux vitesses offertes en Allemagne et en Italie, trois fois supérieures aux vitesses moyennes offertes aux États-Unis et en France, et neuf fois supérieures à celles offertes au Royaume-Uni ».

« Tout cela n’est pas le fruit du hasard, c’est le résultat d’un cadre réglementaire qui a poussé les télécommunicateurs canadiens à devenir des chefs de file mondiaux en matière d’investissement privé dans les services mobiles », a déclaré M. Natale.

Le ministre fédéral de l’Industrie, James Moore, a déjà dit qu’il aimerait bien voir l’arrivée d’un quatrième joueur important dans le marché du sans-fil pour concurrencer Telus, Rogers Communications et Bell Canada. M. Serentschy a mis en doute la sagesse de ce souhait. Il s’est demandé comment un pays comptant environ 35 millions d’habitants comme le Canada peut soutenir un quatrième fournisseur alors que l’Allemagne et ses 81 millions d’habitants n’y parviennent pas. Ajouter un quatrième joueur reviendrait à « créer un problème pour trouver une solution ».

2 commentaires
  • Nicolas Blackburn - Inscrit 1 octobre 2014 09 h 47

    Objection votre honneur!

    «Si les consommateurs canadiens ne sont pas satisfaits des prix offerts par les fournisseurs de services sans fil, une réduction de la qualité des services les mécontentera encore plus, a averti M. Serentschy.»

    C'est de la bouillie pour chats, une opinion sortie de nul part appuyée par aucune information concrète. Je demande à ce que ce vendeur du dimanche qu'est M. Serentchny aille se rhabiller.

    En voici une information concrète. Chaque année, ici à Montréal et lors de mes voyages en France, je rencontre de nombreux français et à ma connaissance, il n'y en a pas un seul qui n'est pas sur Free avec le service Freebox, un service incluant téléphone mobile, internet et télévision, ridiculement bas comparativement à nos services canadiens. Je n'ai entendu aucun de ces français se pleindre de la qualité des services. Au contraire, ils estiment pour la plupart qu'ils se faisaient arnaquer par les compagnies de télécom avant la Freebox.

    En réalité, si vous analysez l'histoire du succès fulgurant de Free, qui mange litéralement tout ses compétiteurs et les force à baisser le prix de leurs services à des prix décents, vous comprendrez que c'est de ça que les compagnies de services en télécom on peur: elles ont peur de perdre leur monopole et de ne plus être capable de faire autant d'argent sur le dos des consommateurs.

  • Claude Froment - Abonné 1 octobre 2014 21 h 56

    qui croire

    les financiers, les entreprises nous parlent de concurence pour avoir de meilleurs prix !

    Et. maintenant on vient nous dire qu'il est préférable de ne pas en avoir.

    Cherchez l'erreur. Ici les coûts de téléphone sont tres dispendieux, c'est tout.