La Suisse domine en matière de compétitivité

La Suisse arrive au premier rang en matière de compétitivité économique selon le Forum économique mondial.
Photo: Sam Robinson Thinkstock La Suisse arrive au premier rang en matière de compétitivité économique selon le Forum économique mondial.

Genève — La Suisse a réussi à maintenir au premier rang dans le classement mondial de la compétitivité, établi tous les ans par le Forum économique mondial (WEF) et rendu public mercredi à Genève.

 

La France occupe en 2014-2015 le 23e rang de ce classement, comme en 2013-2014, alors qu’elle avait auparavant reculé pendant quatre années consécutives. Pour sa part le Canada a glissé d’une position pour occuper le 15e rang dans ce classement.

 

L’étude du WEF a été réalisée auprès de 15 000 chefs d’entreprise dans 144 pays et donne un classement mondial des pays les plus compétitifs, à partir d’une centaine d’indicateurs économiques. Pour la sixième fois consécutive, la Suisse occupe le premier rang de ce classement.

 

Sur le plan économique mondial, « nous sommes cette année en meilleure position que l’année dernière, le redressement économique mondial est plus ou moins au rendez-vous », a déclaré Benat Bilbao, économiste auprès du WEF, en présentant le rapport à la presse. Selon lui, il reste cependant encore beaucoup d’efforts à faire sur le plan des réformes structurelles, qui restent indispensables pour une croissance à long terme. « L’innovation, le développement des talents et des institutions fortes continuent à jouer un rôle clé. »

 

Parmi les points positifs, l’économiste a relevé l’amélioration de la situation au Japon, qui gagne trois places au classement du WEF, et aux États-Unis [+ deux places].

 

Au sujet de la France, les experts du WEF relèvent que le gouvernement français a promis un choc de compétitivité, qu’il est en train d’évaluer un certain nombre de mesures favorables à l’environnement économique, notamment une simplification des processus administratifs, afin de relancer la croissance et de réduire le chômage, qui reste à un niveau obstinément élevé. La France a nettement progressé, passant de la 71e à la 61e place sur le plan de l’efficacité du marché du travail, grâce à une plus grande flexibilité.

 

Cette flexibilité continue cependant à être un défi pour la France, bien qu’elle ait gagné neuf rangs dans le classement en fonction de cet indicateur économique, passant de la 116e place à la 107e.

 

Dans le classement global 2014-2015, Singapour conserve sa 2e place derrière la Suisse, et les États-Unis figurent désormais au 3e rang, gagnant deux places par rapport à 2013.

 

Les dix pays les plus compétitifs sont les mêmes d’une année sur l’autre, mais ils ont cependant connu des évolutions différentes. Quatre d’entre eux (Suisse, Singapour, Hong-Kong et Pays-Bas) ont gardé leur rang, trois ont progressé (États-Unis, Japon et Royaume-Uni) et trois ont reculé (Finlande, Allemagne et Suède).

 

Dans l’UE, certains des pays les plus gravement touchés par la crise ces dernières années ont fait des progrès spectaculaires, sur le plan de la compétitivité. Ainsi, le Portugal gagne 15 places dans le classement global, la Grèce dix et l’Irlande trois. Comme la France, l’Italie et l’Espagne ont consolidé leur rang.

 

« Dans ces pays, il n’y a pas assez de réformes structurelles et d’investissements pour augmenter la productivité », a regretté l’économiste du WEF.

 

Les économies émergentes ont aussi connu des évolutions différenciées. Certaines ont progressé (Malaisie, Chine, Thaïlande, Indonésie, Philippines et Vietnam) et d’autres ont reculé, comme l’Afrique du Sud, le Brésil, le Mexique, l’Inde et le Nigeria.