Le coût des études postsecondaires divise parents et étudiants

Deux sondages font ressortir les difficultés ou préoccupations grandissantes des parents et des étudiants devant la hausse croissante des coûts des études postsecondaires.
Photo: INRS Deux sondages font ressortir les difficultés ou préoccupations grandissantes des parents et des étudiants devant la hausse croissante des coûts des études postsecondaires.

Parents et étudiants n’ont pas la même perception de la contribution réelle de chacun, et ces derniers ont plutôt tendance à sous-estimer le coût des études postsecondaires. Mais ils s’entendent pour craindre d’être toujours moins nombreux à pouvoir poursuivre de telles études en raison de la hausse croissante de la facture.

 

Deux sondages font ressortir les difficultés ou préoccupations grandissantes des parents et des étudiants devant la hausse croissante des coûts des études postsecondaires. Ces enquêtes menées en ligne, qui ont pour toile de fond la promotion du Régime enregistré d’épargne-études, montrent également un écart de perception important quant au partage de la facture.

 

De celui réalisé pour la Banque CIBC, il ressort qu’en moyenne, les parents sont prêts à payer les deux tiers des frais d’études postsecondaires de leurs enfants, voire la note au complet. Pour leur part, les enfants pensent plutôt que leurs parents ne paieront qu’un tiers de leurs coûts. Cette différence de perception traduirait le fait que les étudiants omettent d’inclure tous les coûts se greffant aux droits de scolarité, croit l’institution.

 

« Même si notre sondage montre clairement que les parents veulent aider à payer les études postsecondaires de leurs enfants, dans la plupart des cas, les parents assument la plus grande partie de dépenses qui croissent rapidement… et paient beaucoup plus que ce que croient leurs enfants », a renchéri Marybeth Jordan, directrice générale et chef, Pro-Investisseurs CIBC.

 

Un sondage précédent mené pour la même institution indiquait que les étudiants estimaient qu’il leur est difficile de couvrir les frais de leurs études, compte tenu du resserrement du marché du travail et de la hausse du coût des études postsecondaires au Canada. « Les frais de scolarité ont augmenté à eux seuls de 44 % au Canada au cours des dix dernières années, selon le Centre canadien de politiques alternatives », a rappelé la CIBC. Et la banque d’ajouter que « les parents s’attendent aujourd’hui à ce qu’il en coûte environ 64 000 $ pour les études de chaque enfant ».

 

Ce sondage a été mené auprès de plus d’un millier de parents et de 500 étudiants de niveau postsecondaire.

  

Avoir plus de soutien

 

Dans l’autre, celui réalisé pour BMO Gestion mondiale d’actif, on peut également mesurer le niveau de difficulté des parents à faire face aux impératifs associés aux études collégiales et universitaires. Ainsi, 46 % du millier de répondants « auraient souhaité avoir davantage de soutien de la part de leur famille ou de leurs amis pour les aider à financer les études, et 52 % estiment que les gens devraient contribuer à l’épargne en vue des études postsecondaires de leurs enfants plutôt que de leur offrir des cadeaux ». Les autres sources de financement citées sont l’aide gouvernementale (18 % du total des coûts), l’épargne des étudiants (17 %) et les bourses d’études (11 %).

 

Il ressort également de ce sondage que 79 % des répondants disent s’inquiéter de la hausse croissante des coûts de ces études, et 70 % craignent que leurs enfants ne puissent pas se permettre de telles études. Selon les projections retenues par ce sondage, le coût total actuel d’un diplôme universitaire de premier cycle (y compris les frais de subsistance) peut dépasser les 80 000 $. « Il devrait même atteindre 140 000 $ pour un enfant né en 2014 », ajoute la BMO.

 

À l’autre extrémité, 75 % des répondants disent se préoccuper de la capacité de leurs enfants à dénicher un emploi après l’obtention d’un diplôme.

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