Libor : Lloyds va payer 400 millions d’amende aux autorités britanniques et américaines

Le siège social de la Lloyds à Londres
Photo: Carl Court Agence France-Presse Le siège social de la Lloyds à Londres

Londres — La banque britannique Lloyds a annoncé lundi qu’elle s’était mise d’accord avec les autorités britanniques et américaines pour leur payer des amendes de 218 millions de livres au total (400 millions de dollars canadiens) dans l’affaire des manipulations du taux interbancaire Libor.

 

« Les manipulations couvertes par cet accord ont eu lieu entre mai 2006 et 2009 et les individus concernés ont soit quitté notre groupe, été suspendus ou fait l’objet de procédures disciplinaires », a expliqué la banque dans un communiqué.

 

Le scandale de la manipulation du taux interbancaire Libor a éclaté à l’été 2012. Il a fait énormément de bruit car ce taux fixé à Londres est central dans le monde de la finance et a une incidence sur une masse énorme de produits financiers, dont certains prêts aux ménages et aux entreprises.

 

Au total, six groupes financiers — banques ou sociétés de courtage — avait été sanctionnés dans ce scandale jusqu’à présent : Barclays, UBS, Royal Bank of Scotland (RBS), Icap, Rabobank et RP Martin. Les amendes infligées ont été très variables : d’un peu plus de 2 millions de dollars pour la société de courtage britannique RP Martin à plus de 1,5 milliard à l’encontre de la banque suisse UBS.

 

Septième

 

Lloyds Banking Group, qui constitue donc le septième touché, a « condamné les actions des individus responsables de ces actes, qui sont inacceptables et étrangers aux changements culturels que la banque a mis en place ». Dans le détail, elle va régler des amendes aux régulateurs financiers britanniques et américains ainsi qu’au département de la Justice américain.

 

Sur le plan pénal, deux anciens courtiers de RP Martin, Terry Farr et James Gilmour, et un ancien courtier des banques suisse UBS et américaine Citigroup, Tom Hayes, doivent être jugés à Londres début 2015 dans le cadre de cette affaire.