La Caisse de dépôt devient actionnaire du troisième exploitant éolien aux É.-U.

La Caisse, qui gère un actif net dépassant les 200 milliards, a acquis, au début de 2013, une participation minoritaire dans un portefeuille de parcs éoliens d’Invenergy.
Photo: Archives Agence France-Presse La Caisse, qui gère un actif net dépassant les 200 milliards, a acquis, au début de 2013, une participation minoritaire dans un portefeuille de parcs éoliens d’Invenergy.

La Caisse de dépôt s’engage plus à fond dans l’éolien. Le gestionnaire québécois a pris une participation directe dans le troisième exploitant en importance de l’industrie aux États-Unis.

 

Déjà partenaire dans ses projets éoliens, la Caisse de dépôt pousse plus loin son engagement dans Invenergy Wind en prenant une participation minoritaire de 24,7 % dans l’entreprise américaine. Elle est présentée comme étant l’un des acteurs les plus importants de l’industrie éolienne en Amérique du Nord, se classant au troisième rang derrière NextEra Energy et Berkshire Hathaway Energy. Invenergy est une compagnie privée. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé.

 

Dans la foulée, Liberty Mutual Insurance avait indiqué le mois dernier qu’elle injecterait le montant requis afin de maintenir son poids dans l’actionnariat de l’exploitant. L’assureur bostonnais détient une participation de 16,5 % dans Invenergy après avoir converti sa dette en fonds propres, en mai 2013.

 

« Dès que nous avons amorcé les discussions avec Invenergy, il y a plus de deux ans, c’était dans l’objectif de bâtir un partenariat à long terme. En investissant d’abord dans les parcs éoliens de l’entreprise, nous avons pu constater la solidité de son équipe de direction et la qualité des projets en portefeuille »,a indiqué Macky Tall, vice-président principal de Placements privés et infrastructures à la Caisse.

 

La Caisse, qui gère un actif net dépassant les 200 milliards, a rappelé qu’elle avait acquis, au début de 2013, une participation minoritaire dans un portefeuille de parcs éoliens d’Invenergy, qui comprend onze projets aux États-Unis et deux au Canada, dont Le Plateau, en Gaspésie. L’investissement était évalué à 500 millions $US.

 

Puis en avril dernier, elle ajoutait un deuxième site québécois au portefeuille en investissant 42 millions dans le parc des Moulins. Disposant d’une capacité de production de 135,7 MW, ce parc est en exploitation commerciale depuis décembre 2013 et s’étend sur les territoires de trois municipalités québécoises, soit Thetford Mines, Kinnear’s Mills et Saint-Jean-de-Brébeuf.

 

Invenergy, dont le siège social est à Chicago, a développé jusqu’à maintenant des projets d’énergie propre actuellement en exploitation, en construction ou sous contrat de plus de 8000 MW, dont 65 éoliennes, centrales à l’énergie solaire et centrales thermiques. Ses projets s’étendent au Canada, aux États-Unis, en Pologne et en Écosse, et ont nécessité plus de 12 milliards $US en financement, peut-on lire sur le site de l’entreprise.

 

Quant à la Caisse, l’institution avait en janvier greffé un autre actif à ses investissements dans l’éolien. Dong Energy concluait alors une entente visant la vente à la Caisse de la moitié de sa participation de 50 % dans le parc éolien en mer London Array 1, pour une contrepartie totalisant 644 millions de livres sterling. London Array 1 est présenté comme étant le parc éolien en mer le plus important du monde. Situé à 20 km au large des côtes du Kent et de l’Essex sur un site de 245 km2, il compte 175 éoliennes réparties sur 90 km2 d’une capacité totalisant 630 MW.

1 commentaire
  • Jean Bédard - Inscrit 13 juillet 2014 13 h 11

    Le vent de la discorde

    Le projet des Moulins, imposé en milieu habité, n'a engendré que discorde et déchirement social, pour barbeler de turbines l'horizon d'un décor jadis bucolique et maintenant industriel. Pour enrichir promoteurs et petits profiteurs, dans la production à perte d'électricité excédentaire. Pertes comblées en partie par l'augmentation de nos tarifs d'électricité. Plus de 2.5 milliards jusqu'en 2025. Pas grave, nous nageons dans les surplus...