Le marché de la revente continue de se replier

Le lent début d’année sur le marché de la revente résidentielle a forcé la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) à revoir ses projections à la baisse pour 2014. Le prix médian des maisons unifamiliales devrait toutefois résister aux pressions.

 

Dans ses nouvelles prévisions pour 2014, la FCIQ estime que les transactions résidentielles sur le système Centris des courtiers immobiliers seront désormais en baisse par rapport à 2013. La Fédération anticipait initialement une hausse de 3 % des ventes résidentielles. Elle s’attend désormais à un repli de 2 %. « Le début d’année a été plus lent qu’anticipé, le nombre de transactions au Québec ayant reculé de 5 % au cours des cinq premiers mois de l’année par rapport à la même période en 2013 »,a souligné Paul Cardinal, directeur du service Analyse de marché à la FCIQ. Parallèlement, le nombre de propriétés à vendre a poursuivi sa progression pour croître de 9 % au cours des cinq premiers mois et les délais de vente moyens se sont allongés, a ajouté l’association.

 

Déjà, en 2013, le nombre de ventes, à 71 205, s’inscrivait en baisse de 8 % par rapport à 2012. Il devrait avoisiner les 70 000 transactions cette année. Dans la région de Montréal, un recul de 3 % cette année devrait s’ajouter à celui de 9 % comptabilisé l’an dernier. Pour la région de Québec, un repli de 3 % du nombre de transactions est également attendu cette année, se greffant à celui de 13 % mesuré l’an dernier.

 

Le prix médian d’une maison unifamiliale devrait toutefois résister aux pressions baissières pour terminer l’année autour de 283 000 $ dans le Grand Montréal, à 247 000 $ à Québec, en hausse de 1 % dans les deux cas.

 

Pour 2015, la FCIQ pense que le marché de la revente reprendra « un peu de tonus », avec une « très légère augmentation » du nombre de ventes. Et les hausses de prix « ne seront que marginales l’an prochain ».

 

SCHL plus pessimiste

 

En mai dernier, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) était plus pessimiste pour le Québec, tant pour le neuf que pour l’existant, prévoyant une contraction de la demande au cours des prochaines années. L’économiste principal à la SCHL pour le Québec, Kevin Hughes, faisait alors ressortir la croissance modérée de l’emploi et de l’économie pour expliquer cette baisse. Il disait également s’attendre à un recul des mises en chantier, à 37 600 unités en 2014 et à 38 700 en 2015, « notamment en raison de l’offre déjà relativement élevée de logements neufs ». La valeur des propriétés au Québec devrait cependant être plus élevée de 1 à 2 % cette année et l’an prochain, et le prix moyen devrait osciller autour de 266 300 $ et 270 000 $ respectivement, a ajouté la SCHL.

 

En recul depuis 2010, alors qu’elles atteignaient les 51 363 unités, les mises en chantier au Québec ont totalisé 37 758 unités l’an dernier, en chute de 20 % par rapport à 2012.

 

Sur l’ensemble du territoire canadien, la SCHL estime qu’il devrait y avoir entre 172 300 et 189 900 mises en chantier cette année, entre 160 600 et 203 600 en 2015, contre 187 923 unités en 2013.