Il fait bon vivre au Québec, selon un classement de l’OCDE

Le Québec arrive notamment au 3e rang sur 13 provinces et territoires au Canada et parmi le quart des meilleures régions dans les pays développés en matière de santé, selon l'outil statistique de l'OCDE.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Le Québec arrive notamment au 3e rang sur 13 provinces et territoires au Canada et parmi le quart des meilleures régions dans les pays développés en matière de santé, selon l'outil statistique de l'OCDE.

Le Québec se situe dans la moyenne des provinces canadiennes et s’apparente à des régions comme l’Écosse et l’Utah dans un nouveau classement sur la qualité de vie au sein de l’OCDE, qui en est encore à ses débuts.

 

Le Québec arrive au 3e rang sur 13 provinces et territoires au Canada et parmi le quart des meilleures régions dans les pays développés en matière de santé, peut-on voir dans le nouveau site interactif sur le bien-être régional récemment mis en ligne par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le Québec fait bien aussi en matière d’éducation (4e au Canada, dans les 21 % des régions les meilleures), révèle l’outil statistique, qui compare 362 régions de 34 pays membres du club des pays riches, dont les provinces canadiennes, les länder allemands, les régions françaises et les États américains. Le résultat est moins flatteur en ce qui a trait à l’environnement (9e au Canada, mais dans les 19 % meilleures régions) et au revenu des ménages (12e au Canada et dans le tiers des meilleures régions).

 

Outre les quatre facteurs déjà évoqués, l’OCDE se penche aussi sur quatre autres : l’accès aux services publics (8e au Canada, dans les 24 % des meilleures régions), l’engagement civique (5e et 38 %), l’emploi (7e et 35 %) et la sécurité (5e et 43 %). On ne donne pas une note globale, mais on souligne par contre les similitudes entre les régions en ce qui a trait à leurs forces et faiblesses. Le Québec se rapprocherait ainsi de l’Écosse, de la Finlande occidentale, de l’Utah et du Tyrol.

 

« L’endroit où les gens vivent détermine énormément leur qualité de vie , a déclaré mardi Rolf Alter, chef de la direction de la gouvernance publique et du développement territorial de l’OCDE. En zoomant de la sorte sur les régions, nous pouvons vraiment voir les grandes différences qui existent entre ces dernières et identifier ce que les collectivités locales et les gouvernements doivent faire pour les réduire. »

 

Un outil à raffiner

 

Engagé dans la recherche d’autres mesures du progrès que le seul produit intérieur brut (PIB), l’OCDE propose, depuis quelques années, un nouvel « indicateur du vivre mieux », où le Canada fait généralement bonne figure. Basé sur 24 mesures distinctes portant sur 11 domaines, allant de la prospérité économique aux sentiments de satisfaction face à la vie, en passant par la santé, l’éducation ou encore l’équilibre travail-vie, cet indicateur s’avère nettement plus élaboré que celui qu’elle nous présente, cette semaine, sur les régions, qui ne compte que huit thèmes mais qui ne se base surtout que sur un total de 10 mesures.

 

Habituellement fier de sa performance écologique au Canada, le Québec comprendra, par exemple, peut-être mieux son modeste 9e rang, loin derrière Terre-Neuve (1re) et tout juste devant l’Alberta (10e), en sachant que ce rang se base uniquement sur le degré de pollution de l’air. Le classement en matière d’éducation est fait sur la base de la proportion de la population en âge de travailler ayant au moins un diplôme d’études secondaires. En matière de santé, on se base sur le taux de mortalité et l’espérance de vie ajustée selon l’âge. Le revenu des ménages correspond à leurs revenus disponibles moyens (18 731 $US). L’accès aux services publics est, en fait, uniquement celui à Internet haut débit.

 

Un rapport analytique détaillé sera dévoilé en octobre sur la question, a promis l’OCDE. On se promet, pour les prochaines années, d’ajouter des thèmes couverts (ex. : la qualité du logement), des indicateurs (ex. : le temps passé dans les transports et la distance de l’hôpital le plus proche pour mesurer l’accès aux services), des régions hors OCDE, ainsi que d’étendre son regard à d’autres entités infranationales (ex. : les villes).

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